
La PASSION de JESUS
dans l'EVANGILE de JEAN
Un récit composé pour témoigner
que JESUS s'est livré librement,
dans une fidélité totale
à la Mission reçue de son Père,
accomplissant ainsi les Ecritures.
PLAN
2- L'EMEUTE de la
PAQUE à JERUSALEM
COMMENTAIRE du
RECIT de la PASSION dans l'EVANGILE de JEAN
La PASSION : DIFFERENCES
entre les REDACTEURS
La PASSION dans
les quatre RECITS évangéliques. 19
LE "DISCOURS
SUR LE PAIN DE VIE"
1 - LA VIE ETERNELLE PAR LA FOI AU FILS DE
DIEU
2 - LA VIE ETERNELLE PAR LA CHAIR ET LE SANG
En prologue à l'arrestation et à la Passion de
JESUS, Matthieu, Marc et Luc placent un dernier repas pris par les Douze réunis
une dernière fois autour de JESUS, et au cours duquel celui-ci leur laisse le
partage du pain et de la coupe de vin comme symboliques du don qu'il fait à
l'humanité de son corps livré et de son sang versé. Le récit de ce repas est donné, pour la première fois dans le
Nouveau Testament, au chapitre 11 de la 1° lettre de PAUL aux Corinthiens,
composée aux alentours des années 50-55 (se souvenir que les Synoptiques ont
été écrits entre 70 et 80) : Pour
moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis: le
Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu
grâce, le rompit et dit: "Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites
ceci en mémoire de moi." De même,
après le repas, il prit la coupe, en disant: "Cette coupe est la nouvelle
Alliance en mon sang; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de
moi". Chaque fois en effet que vous mangez ce
pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à
ce qu'il vienne. " 1 Corinthiens 11, 23-26.
JEAN, quant à lui, ne relate pas de repas pascal,
peut-être parce qu'il écrit son évangile vers la fin du siècle, en une époque
où la célébration hebdomadaire de la Cène du Seigneur est bien entrée dans les mœurs
des communautés chrétiennes, auxquelles il s'adresse. En revanche, il a
rapporté auparavant une "multiplication des pains" suivie d'un
discours de JESUS, qui a toutes les caractéristiques d'un récit eucharistique: Alors
Jésus prit les pains et, ayant rendu grâces, il les distribua aux convives, de
même aussi pour les poissons, autant qu'ils en voulaient. (Jean
6,11). Dans ce récit, il lie le partage du "pain de vie" et la
"résurrection du croyant au dernier jour" (cf. annexe). De
plus, et surtout, il inscrit l'ensemble de la Passion de JESUS dans un contexte
de "passage", c'est-à-dire un contexte pascal : 2,4 Jésus lui dit:
"Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore
venue." - 12, 23 Jésus leur répond: "Voici venue l'heure où doit
être glorifié le Fils de l'homme. – 13, 1 Avant la fête de la Pâque, Jésus,
sachant que son heure était venue de passer
de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le
monde, les aima jusqu'à la fin. - 17,1 Ainsi parla Jésus, et levant les yeux au
ciel, il dit: "Père, l'heure
est venue: glorifie ton Fils, afin que
ton Fils te glorifie -
Mais surtout, au cours "d'un" repas (Jean
13,2), prologue de la Passion, JEAN, à
la différence des Synoptiques, place un
rituel de "lavement des pieds", analogue au rite de purification des
pieds des hôtes par l'esclave de la maison, suivi d'un très long discours. Ce
geste nous renvoie à ce que disait PAUL aux Philippiens, vers l'année 50, au
sujet de JESUS : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang
qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave,
et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia
plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix! Aussi Dieu
l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la
terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il
est Seigneur, à la gloire de Dieu le
Père. (Philippiens 2, 6-11)
Nous ne dirons rien ici de cet épisode que JEAN est
seul à relater, ni du discours qui le suit, et nous passons immédiatement à la
PASSION.
Jean
12,1 - Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie,
où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts…
Jean 12,12-18 - Le lendemain, la
foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem; ils
prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient:
"Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d'Israël
!". Jésus, trouvant un petit âne,
s'assit dessus selon qu'il est écrit: Sois sans crainte, fille de Sion: voici
que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse. Cela, ses disciples ne le
comprirent pas tout d'abord; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se
souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait. La foule qui était avec lui, quand il avait
appelé Lazare hors du tombeau et
l'avait ressuscité d'entre les
morts, rendait témoignage. C'est aussi pourquoi la foule vint à sa rencontre: parce qu'ils avaient entendu dire
qu'il avait fait ce signe.
JEAN
rapporte ici la manifestation qui s'est produite à Jérusalem, quelques jours
avant l'arrestation de Jésus, cinq jours avant la Pâque. Il s'agit là d'un des
rares événements de la vie de JESUS rapportés par les quatre Evangélistes, sans
aucun doute à cause de son importance déterminante, d'abord pour comprendre la
Passion qui allait suivre, mais surtout parce que cet évènement, relu après
coup, à la lumière de la Résurrection, apparaissait comme l'acclamation au
Messie-souffrant-triomphant. La foule (ameutée par qui ? composée de qui ? sous
la pression de qui? aucun des Evangélistes ne le dit) a acclamé Jésus comme
Messie-Roi (celui qu'espéraient les Zélotes) et a voulu le porter à sa tête. Ce
jour-là Jésus n'a pas formellement refusé, comme les autres fois, quand
"la foule voulait le faire roi" (6,15). Les évangiles synoptiques
ajoutent qu' à la suite de cette émeute, il est entré dans le Temple, et en a
chassé les vendeurs et les changeurs, accomplissant ainsi le geste du Messie
attendu par les Zélotes. Matthieu précise même (21,15) qu'à ce moment-là, des enfants
reprennent le slogan messianique : "Sauve-nous, Fils de David
!". Quant à JEAN, il ne place pas la "purification" du Temple à
ce moment, mais au début de la prédication de Jésus, après les Noces de Cana.
Aucun
des rédacteurs des Evangiles ne donnant d'explication de cette émeute, et avant
de passer à l'étude du texte proprement dit, je tenterai celle-ci, inspirée de
Jean 11,45 - 12,19, et des passages parallèles chez les autres Evangélistes :
Les
Pharisiens et l'Aristocratie sacerdotale, majoritaires au Sanhédrin, et pour
une fois d'accord entre eux, avec l'appui ou du moins la promesse d'appui des
autorités d'occupation, désirent donner un coup d'arrêt aux mouvements qui se
produisent parmi le Peuple à cause de Jésus, et d'autres agitateurs (cf. Jésus
Barabbas). Aidés par des provocateurs à leur solde, ils montent de toutes
pièces une manifestation "spontanée", dont JESUS sera le centre et le
prétexte, afin d'avoir un motif politique de se livrer à une répression
brutale, d'arrêter un certain nombre d'opposants et éventuellement de
l'éliminer : "Il vaut mieux qu'un seul homme périsse plutôt que la
Nation tout entière !", a déjà déclaré le Grand-Prêtre CAIPHE (Jean
11, 49-51). JUDAS est l'un de ces provocateurs
: Et Satan (= l'Adversaire) entra en Judas appelé Iscariote, qui
était du nombre des Douze, et il alla s'entretenir avec les Grands-prêtres et
les Chefs des gardes, sur la manière de le leur livrer. Les slogans de la
manifestation diffèrent selon les Evangélistes : Sauve-nous Fils de David !
(Hosanna !) - Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! - Béni soit le Règne qui vient, le règne de
David notre Père - Béni soit celui qui
vient, le roi, au nom du Seigneur - Béni soit au nom du Seigneur, celui qui
vient, le roi d'Israël , mais les différences entre eux sont minimes, et
ils sont tous dans la ligne de l'idéologie Zélote. Les responsables religieux,
notamment ceux qui sont proches du Peuple, Pharisiens et Scribes, se rendent
compte à cette occasion de la popularité de Jésus : Cependant, la foule de
ceux qui étaient avec lui lorsqu'il avait appelé Lazare hors du tombeau et
qu'il l'avait relevé d'entre les morts, lui rendait témoignage. C'était bien,
en effet, parce qu'elle avait appris qu'il avait opéré ce signe qu'elle se
portait à sa rencontre. Les Pharisiens se dirent alors les uns aux autres :
Vous le voyez, vous n'arriverez à rien; voilà que le monde se met à sa suite.
(Jean 12, 17-19). Ils amènent donc les Grands-Prêtres à modifier leur manière
d'opérer, par crainte d'une véritable révolution, qui serait pire que le statu
quo, puisque les Romains seraient alors dans l'obligation d'intervenir et de
rétablir l'ordre, prenant ainsi le contrôle direct de l'appareil religieux.
L'Aristocratie sacerdotale et les Romains changent donc de tactique, et
décident de l'interpeller sans bruit, afin de l'éliminer.
Ils
font venir JUDAS : " Le moment est venu, lui disent-ils, trouve
un moyen indolore pour la sécurité nationale de nous le livrer; nous lui
donnerons une leçon, et nous le laisserons aller ". Et ils lui donnent
une petite somme, trente pièces d'argent, presque une aumône, le dixième du
prix du flacon de parfum versé par une femme sur les pieds de Jésus à Béthanie,
ou encore l'équivalent de deux mois du salaire d'un journalier. C'est la preuve
que le risque est minime, et que JUDAS est entièrement à la merci des
autorités, sinon, et s'il avait su que le projet était de le tuer, il aurait
certainement exigé davantage !
Mais
pourquoi donc Judas est-il dans l’obligation de livrer Jésus ?
Les
rédacteurs des Evangiles, parlant de JUDAS, précisent presque toujours : "Judas
l'Iscariote, celui qui devait le livrer " (Math 10,4 - Marc 3,9 - 1410
- Luc 6,16 - 22,3 - Jean (6,71 – 12,4 – 13,2 – 18, 2-3-5). Iscariote : un certain nombre d'exégètes
s'accordent pour dire que ce terme semble être la transcription en hébreu du
terme latin : Sicarius, le terroriste ( du latin : sica : poignard ). Dans ce
cas, JUDAS serait ou aurait été un membre du Groupe ultra-nationaliste Zélote,
qui avait pour objectif de débarrasser le pays de l'occupant romain en
pratiquant des actes de terrorisme, pour restaurer l'ancien Royaume de David.
Notons qu' il y avait un autre Zélote dans la Bande à Jésus : SIMON, dit "
le Cananéen " ou " le Zélote " qui, lui, semble bien avoir
abandonné toute relation avec l'Organisation terroriste, de même que Mathieu
avait abandonné sa charge de percepteur des impôts romains, et que Pierre,
André, Jacques et Jean avaient abandonné leurs barques de pêcheurs. En était-il
de même de JUDAS, ainsi que devait le penser Jésus, au moment où il l'avait
appelé à le suivre ? Mais nul rédacteur évangélique ne nous dit à aucun endroit
que Jésus a appelé Judas…
" Jésus savait en effet dès le commencement
qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le
livrerait". (Jean 6,64) : cette indication de JEAN laisse à penser
que JESUS, au moment où va se jouer sa vie, sait qu'il y a un traître,
autrement dit un indicateur, un espion parmi les Douze; il en a la certitude,
et il le connaît : c'est JUDAS précisant alors : "c'est celui qui
plonge avec moi la main dans le même plat". Reste à découvrir pourquoi
un Zélote, actif ou repenti, trahit JESUS et le livre.
A mon
avis, mais sans autre preuve que celle du mode de fonctionnement habituel de
toutes les Polices et de tous les Services de Renseignements du monde, il n'est
pas impossible que JUDAS ait été repéré comme Zélote par les autorités juives
et romaines, qui l'avaient arrêté puis relâché, avec promesse de la vie sauve,
à condition de rendre "quelques petits services". Infiltré dans la
Bande à Jésus, afin d'en contrôler de l'intérieur les buts et les moyens, JUDAS
serait alors une "taupe", un indicateur mis à cette place avec
mission de fournir de temps en temps quelques renseignements, et qui est
"activée" le moment venu. LUC nous dit par ailleurs que les
Grands-Prêtres avaient leurs indicateurs, puisqu'ils les ont envoyés à Jésus
pour avoir son avis sur l'impôt à payer à l'Empereur. Aucun des rédacteurs des
textes évangéliques ne nous dit que Jésus ait appelé JUDAS à la suivre, comme
il avait appelé les autres. Il est donc
plus que probable que JUDAS avait été repéré par les proches de JESUS comme
indicateur à la solde des autorités d'occupation.
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Evangile
de JEAN |
COMMENTAIRE
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18 1 Ayant dit cela, Jésus s'en
alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron. Il y avait là
un jardin dans lequel il entra, ainsi que ses disciples. 2 Or
Judas, qui le livrait, connaissait aussi ce lieu, parce que bien des fois
Jésus et ses disciples s'y étaient réunis. Judas donc, menant la cohorte
et des gardes détachés par les grands prêtres et les Pharisiens, vient là
avec des lanternes, des torches et des armes. 4 Alors
Jésus, sachant tout ce qui allait lui advenir, sortit et leur dit:
"Qui cherchez-vous?" 5 Ils
lui répondirent: "Jésus le Nazôréen." Il leur dit: "C'est
moi." Or Judas, qui le livrait, se tenait là, lui aussi, avec eux. 6 Quand Jésus leur eut dit:
"C'est moi", ils reculèrent et tombèrent à terre. 7 De
nouveau il leur demanda: "Qui
cherchez-vous?" Ils dirent: "Jésus
le Nazôréen." 8 Jésus
répondit: "Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous
cherchez, laissez ceux-là s'en
aller": 9 afin
que s'accomplît la parole qu'il avait dite: "Ceux que tu m'as donnés, je n'en
ai pas perdu un seul." 10 Alors
Simon-Pierre, qui portait un glaive, le tira, frappa le serviteur du grand prêtre
et lui trancha l'oreille droite. Ce serviteur avait nom Malchus. 11 Jésus
dit à Pierre: "Rentre le glaive dans le fourreau. La coupe que m'a
donnée le Père, ne la boirai-je pas ?" 12 Alors
la cohorte, le tribun et les gardes des Juifs saisirent Jésus et le lièrent. 13 Ils le menèrent d'abord chez
Anne; c'était en effet le beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette
année-là. 14 Or
Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: "Il y a intérêt
à ce qu'un seul homme meure pour le peuple." 15 Or
Simon-Pierre suivait Jésus, ainsi qu'un autre disciple. Ce disciple était
connu du grand prêtre et entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, 16 tandis que Pierre se tenait
près de la porte, dehors. L'autre disciple, celui qui était connu du grand
prêtre, sortit donc et dit un mot à la portière et il fit entrer Pierre. 17 La servante, celle qui
gardait la porte, dit alors à Pierre: "N'es-tu pas, toi aussi, des
disciples de cet homme?" Lui, dit: "Je n'en suis pas." 18 Les serviteurs et les gardes,
qui avaient fait un feu de braise, parce que le temps était froid, se
tenaient là et se chauffaient. Pierre aussi se tenait là avec eux et se
chauffait. 19 Le grand prêtre interrogea
Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
20 Jésus lui répondit:
"C'est au grand jour que j'ai parlé au monde, j'ai toujours enseigné à
la synagogue et dans le Temple où tous les Juifs s'assemblent et je n'ai rien
dit en secret. 21
Pourquoi m'interroges-tu? Demande à ceux qui ont entendu ce que je leur ai
enseigné; eux, ils savent ce que j'ai dit." 22 A ces mots, l'un des gardes,
qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant: "C'est ainsi que tu
réponds au grand prêtre?" 23 Jésus lui répondit: "Si j'ai mal parlé, témoigne de ce
qui est mal; mais si j'ai bien
parlé, pourquoi me frappes-tu?" 24 Anne
l'envoya alors, toujours lié, au grand prêtre, Caïphe. 25 Or
Simon-Pierre se tenait là et se
chauffait. Ils lui dirent: "N'es-tu pas, toi aussi, de ses
disciples?" Lui le nia et dit: "Je n'en suis pas." 26 Un des serviteurs du grand
prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait tranché l'oreille, dit:
"Ne t'ai-je pas vu dans le jardin avec lui?" 27 De
nouveau Pierre nia, et aussitôt un coq chanta. 28 Alors
ils mènent Jésus de chez Caïphe au prétoire. C'était le matin. Eux-mêmes
n'entrèrent pas dans le prétoire, pour ne pas se souiller, mais pour pouvoir
manger la Pâque. 29
Pilate sortit donc au-dehors, vers
eux, et il dit: "Quelle
accusation portez-vous contre cet homme? " 30 Ils lui répondirent: "Si
ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré." 31 Pilate leur dit:
"Prenez-le, vous, et jugez-le selon votre Loi." Les Juifs lui
dirent: "Il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à
mort": 32 afin que s'accomplît la
parole qu'avait dite Jésus, signifiant de quelle mort il devait mourir. 33 Alors
Pilate entra de nouveau dans le prétoire; il appela Jésus et dit: "Tu es
le roi des Juifs?" 34 Jésus
répondit: "Dis-tu cela de toi-même ou d'autres te l'ont-ils dit de
moi?" 35 Pilate répondit: "Est-ce
que je suis Juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi.
Qu'as-tu fait?" 36 Jésus
répondit: "Mon royaume n'est pas
de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu
pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
Mais mon royaume n'est pas d'ici." 37
Pilate lui dit: "Donc tu es roi?" Jésus répondit: "Tu le dis:
je suis roi. Je ne suis né, et je ne
suis venu dans le monde, que pour
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque est de la vérité écoute ma voix." 38
Pilate lui dit: "Qu'est-ce que la vérité?" Et, sur ce mot, il sortit de nouveau et alla vers
les Juifs. Et il leur dit: "Je ne trouve en lui aucun motif de
condamnation. 39 Mais
c'est pour vous une coutume que je vous relâche quelqu'un à la Pâque.
Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?" 40 Alors ils vociférèrent de
nouveau, disant: "Pas lui, mais Barabbas!" Or Barabbas était un brigand. |
Jean
11,54 - Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs; il se retira
dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Ephraïm, et il y
séjournait avec ses disciples. Depuis
quelques temps, JESUS se cache avec ses disciples du côté d'Ephraïm et du Mont
des Oliviers. JUDAS connaît l'endroit. Il s'y rend avec quelques hommes de
main fournis par les Grands-Prêtres. Il leur donne un signe de
reconnaissance, car ou bien ils ne connaissent pas JESUS, ou bien ils ne
pourraient pas le reconnaître en pleine nuit : JESUS, c'est celui à qui il
donnera un baiser. Les
mandataires des personnages qui l'accompagnent ici ne peuvent être que ceux
auxquels JUDAS a livré JESUS. JESUS "sachant" : terme récurrent chez
JEAN : (6,61 – 13,1,3 – 18,4 – 19,28),
qui désire ainsi signifier que JESUS est pleinement conscient de ce qui
l'attend, d'une conscience absolument claire, et qu'il accomplit la mission
qui lui a été fixée. L'indication donnée ici par JEAN laisse à penser
que le récit est plus symbolique que réel : il ne s'agit pas tant de
rapporter les faits tels qu'ils se seraient déroulés, que d'en donner la
signification : l'accomplissement par JESUS de la Mission qu(il a reçue de
son Père. Les
"JUIFS" : c'est la manière habituelle de JEAN, dans son
évangile, de désigner ceux que les Synoptiques nomment : les "Pharisiens
et les Scribes", ou "les Chefs des Prêtres et les Anciens". Il
est important de le dire, car on a souvent taxé le récit de JEAN d'antisémitisme. Jean
nous précise: "chez Hanne (...) beau-père de Caïphe". Normalement,
en Israël, il n'y a qu'un seul grand prêtre, et il reste dans cette fonction
jusqu'à sa mort. Mais à l'époque de Jésus, les choses avaient beaucoup
changé. Le grand prêtre était, certes, toujours un rouage essentiel de la vie
religieuse, de la vie liturgique, mais il exerçait aussi une fonction
politique de premier plan. C'est pour cette raison que l'occupant romain
s'était particulièrement intéressé à ce personnage. De fait, les grand
prêtres étaient nommés et destitués fréquemment en fonction du bon vouloir de
Rome. Du coup, on va se trouver avec un grand prêtre légalement en exercice,
c'est Caïphe au moment du procès de Jésus, et d'autres qui l'ont été et à qui
on ne refusera pas de donner le titre honorifique de grand prêtre. A ceci
s'ajoute un phénomène de népotisme tout à fait caractérisé, à savoir qu'un
certain nombre de personnes de la famille du grand prêtre pouvaient également
porter le titre et siéger régulièrement au Sanhédrin. TEMOIGNAGE : le
terme revient quarante-quatre fois dans l'évangile de JEAN (1,
7,8,15,19,32,34 – 3,11-26,32,33 – 4, 44 – 5, 31-39 – 7,7
– 8, 13-18 – 10,25 – 15,26-27 – 18, 23,37 – 1935
– 21,24) Cet événement
est relaté dans les quatre récits évangéliques de la Passion : il a donc
toutes chances de correspondre à la réalité des faits, et de bien
correspondre au caractère de SIMON. La précision "un coq
chanta" laisse entendre que l'entrevue chez Hanne se déroule au
petit matin du vendredi. Quelques
critiques ont contesté le fait même que Jésus ait pu rencontrer Ponce Pilate,
sous le prétexte qu'un gouverneur avait certainement autre chose à faire que
de s'occuper de cette petite histoire. L'argument est fallacieux, car il
repose sur une expérience commune des relations sociales qui n'est pas celle
du monde antique. Dans le récit des Actes, Paul a l'occasion de se défendre
devant le gouverneur Félix, puis devant son successeur Porcius Festus, et enfin
devant le roi Agrippa. De fait, les souverains n'étaient pas aussi
inaccessibles qu'aujourd'hui et l'activité judiciaire faisait partie de leurs
attributions. Cela
dit, Jésus va être confronté à un nouvel interrogatoire et on a un peu le
sentiment qu'un deuxième procès est en train de s'ouvrir. Procès juif, procès
romain, les évangiles ne sont-ils pas en train de rassembler deux traditions,
deux explications, alors que la réalité aurait été plus simple?...
L'historien (juif !) Josèphe appuie la version traditionnelle: c'est bien sur
initiative juive que Jésus a été arrêté. Mais alors, si c'est une affaire juive, pourquoi impliquer Pilate? Le
texte de l'évangile de Jean apporte la réponse lorsqu'il met ces paroles dans
la bouche de ceux qui viennent d'emmener Jésus devant le gouverneur: "il
ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à mort." Prétexte ou
véritable motif ? On en discute… Les Romains ayant laissé au Sanhédrin la
libre administration du culte juif, celui-ci, à mon avis, devait avoir le
pouvoir de condamner Jésus à la lapidation.
Au cours du procès de la veille (ou de l'avant-veille), le débat était
nettement religieux ou théologique. Jésus est-il oui ou non opposé au temple
?, a-t-il dit qu'il voulait le détruire ? Se prétend-il le Messie ?, se
dit-il le Fils de Dieu ?, veut-il se faire l'égal de Dieu? Mais les
responsables du culte juif ont peur des réactions de la foule. C'est pourquoi
ils transforment l'accusation de
blasphème, en accusation de terrorisme : "Il soulève le peuple",
"Il met le trouble dans notre nation", "il empêche de payer le
tribut à César". En bref, il prétend être le Messie, c'est-à-dire le roi
des Juifs ; autrement dit c'est un dangereux terroriste, certainement un
Zélote.
Nous
ne savons pas comment la pratique coutumière de la grâce est venue s'insérer dans
l'examen du cas de Jésus. Ce que nous pouvons nettement percevoir, en
revanche, c'est son opportunité dans le bras de fer qui oppose Pilate et les
chefs juifs. Si l'autorité romaine présente Jésus comme l'un de ses
prisonniers, elle peut du même coup le présenter comme le candidat à la grâce
préfectorale. Si le peuple ratifie, Pilate a gagné. Il pourra prendre congé
des prêtres avec un petit sourire de satisfaction. Non seulement, il aura
résisté victorieusement à la tentative de manipulation des autorités juives,
mais encore il aura réussi le tour de force de gracier un individu dont il
sait pertinemment qu'il ne constitue pas un danger pour le pouvoir de Rome. Bar-Abbas
= le Fils du Père… Brigand
ou terroriste ? Matthieu dans son récit de la
Passion (27,16) qu'un certain
Jésus-Barabbas est dans la prison de Pilate au moment du procès de Jésus.
Luc, avec MARC, précise que son arrestation a eu lieu "au cours de
l'émeute" (celle qui a précédé l'arrestation de JESUS ou une autre ?
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19 1 Pilate prit alors Jésus et le
fit flageller. 2 Les
soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête,
et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre; 3 et ils s'avançaient vers lui
et disaient: "Salut, roi des Juifs!" Et ils lui donnaient des
coups. 4 De
nouveau, Pilate sortit dehors et leur dit: "Voyez, je vous l'amène
dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de
condamnation." 5 Jésus
sortit donc dehors, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre; et
Pilate leur dit: "Voici l'homme!"
6 Lorsqu'ils le virent, les
grands prêtres et les gardes
vociférèrent, disant:
"Crucifie-le! Crucifie-le!" Pilate leur dit: "Prenez-le, vous,
et crucifiez-le; car moi, je ne trouve pas en lui de motif de condamnation." 7 Les Juifs lui répliquèrent:
"Nous avons une Loi et d'après cette Loi il doit mourir, parce qu'il
s'est fait Fils de Dieu." 8
Lorsque Pilate entendit cette parole, il fut encore plus effrayé. 9 Il entra
de nouveau dans le prétoire et dit à Jésus: "D'où es-tu ?" Mais
Jésus ne lui donna pas de réponse. 10 Pilate lui dit donc: "Tu
ne me parles pas? Ne sais-tu pas que j'ai pouvoir de te relâcher et que j'ai
pouvoir de te crucifier?" 11 Jésus lui répondit: "Tu
n'aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t'avait été donné d'en haut; c'est
pourquoi celui qui m'a livré à toi a un plus grand péché." 12 Dès
lors Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs vociféraient, disant:
"Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César: quiconque se fait roi,
s'oppose à César." 13 Pilate, entendant ces
paroles, amena Jésus dehors et le fit asseoir au tribunal, en un lieu dit le
Dallage, en hébreu Gabbatha. 14 Or c'était la Préparation de
la Pâque; c'était vers la sixième heure. Il dit aux Juifs: "Voici votre
roi." 15 Eux vociférèrent: "A
mort! A mort! Crucifie-le!" Pilate leur dit: "Crucifierai-je votre
roi?" Les grands prêtres répondirent: "Nous n'avons de roi que
César!" 16 Alors
il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. 17 Et il sortit, portant sa
croix, et vint au lieu dit du Crâne -- ce qui se dit en hébreu Golgotha
-- 18 où ils le crucifièrent et
avec lui deux autres: un de chaque côté et, au milieu, Jésus. 19 Pilate rédigea aussi un
écriteau et le fit placer sur la croix. Il y était écrit: "Jésus le
Nazôréen, le roi des Juifs." cet écriteau, beaucoup de Juifs le lurent, car
le lieu où Jésus fut mis en croix était proche de la ville, et c'était écrit
en hébreu, en latin et en grec. 19
Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate:
"N'écris pas: Le roi des Juifs, mais: Cet homme a dit: Je suis le roi
des Juifs." 22 Pilate répondit: "Ce que
j'ai écrit, je l'ai écrit." 23Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils
prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et
la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d'une pièce à partir du
haut; 24 ils se dirent donc entre eux:
"Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura": afin que
l'Ecriture fût accomplie: Ils se sont partagé mes habits, et mon vêtement, ils l'ont tiré au sort. Voilà ce que firent les soldats. 25 Or
près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie,
femme de Clopas, et Marie de Magdala.
26 Jésus donc voyant sa mère et,
se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme,
voici ton fils." 27 Puis
il dit au disciple: "Voici ta mère." Dès cette heure-là, le
disciple l'accueillit comme sienne. 28 Après
quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l'Ecriture fût
parfaitement accomplie, Jésus dit:
"J'ai soif." 29 Un
vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une
éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche. 30 Quand il eut pris le
vinaigre, Jésus dit: "C'est achevé" et, inclinant la tête, il remit l'esprit. 31 Comme
c'était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la
croix durant le sabbat -- car ce sabbat était un grand jour- demandèrent à
Pilate qu'on leur brisât les jambes et qu'on les enlevât. 32 Les
soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui
avait été crucifié avec lui. 33 Venus à Jésus, quand ils
virent était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, 34 mais
l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du
sang et de l'eau. 35 Celui qui a vu rend
témoignage -- son témoignage est véritable, et celui-là sait qu'il dit vrai
-- pour que vous aussi vous croyiez. 36 Car cela est arrivé afin que
l'Ecriture fût accomplie: Pas un os ne lui sera brisé. 37 Et
une autre Ecriture dit encore: Ils
regarderont celui qu'ils ont transpercé. 38 Après
ces événements, Joseph d'Arimathie,
qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à
Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent
donc et enlevèrent son corps. 39 Nicodème -- celui qui
précédemment était venu, de nuit, trouver Jésus -- vint aussi, apportant un
mélange de myrrhe et d'aloès, d'environ cent livres. 40 Ils
prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de linges, avec les aromates,
selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs. 41 Or il y avait un jardin au
lieu où il avait été crucifié, et, dans ce jardin, un tombeau neuf, dans
lequel personne n'avait encore été mis.
42 A cause de la Préparation des
Juifs, comme le tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus. |
A la
grande surprise du préfet, la foule répond: "A mort! A mort!
Crucifie-le!" , Et Pilate reprend: "Me faut-il crucifier votre
roi?" Les évangiles montrent, en effet, le Romain essayant à son tour d'influencer
la foule; mais celui-ci n'a aucune chance. D'après le récit de Jean, les
chefs juifs, en excitant la foule, vont même jusqu'à exercer un chantage à la
fidélité à l'empereur. Le gouverneur, lui, va connaître l'humiliation. Il
devra admettre, et ce ne sera pas la seule fois dans le temps de son
administration, que la confrontation a tourné à son désavantage. Cette
fois-ci, selon Jean, "c'était le jour de la préparation de la Pâque,
vers la sixième heure." C'était peut-être le vendredi 7 avril de l'an
30, mais Pilate ne savait pas que l'enjeu de cette histoire dépassait, ô
combien, son amour-propre et l'autorité de sa fonction. Jean
semble vouloir réduire le rôle de Pilate dans la mise à mort de JESUS. Ce qui
paraît évident à qui pense que JEAN désire que la mort de JESUS soit imputée
aux seuls responsables religieux juifs. Malgré
tout ce qu'on a dit dans le passé, aucun verdict de mort n'est décrété contre JESUS. JUDAS a livré JESUS aux autorités
juives (18, 2,5). Les autorités juives ont livré JESUS à PILATE (18,30).
Pilate "livre" JESUS aux autorités juives. Son attitude n'est pas
motivée par une quelconque pitié envers celui qu'il a devant lui. C'est une
attitude purement politique : s'il libère JESUS, il risque une émeute
fomentée contre ROME par les responsables du culte juif; mais il ne peut pas
le condamner, car il n'a aucun motif juridique valable. JESUS va donc être
mis à mort par les autorités juives, avec l'appui technique de ROME. Du grec Stauros, la croix a été un instrument de supplice en usage dans le monde romain antique sur lequel on attachait les criminels pour les faire mourir. C'était selon Cicéron, le supplice romain le plus cruel et le plus honteux appliqué aux esclaves et aux non-citoyens en cas de révolte, de vol ou de meurtre, et aux citoyens en cas de haute trahison. Cette croix était constituée d'un pieu auquel on ajoutait pour le crucifiement ,une poutre transversale qui pouvait être appliquée au sommet du poteau formant la lettre T ou plus bas, dans une encoche formant le signe T. Selon Xavier Léon-Dufour dans son dictionnaire du nouveau testament (P. 191), le condamné devait porter la croix lui-même au lieu du supplice, après avoir subi la flagellation obligatoire. Le condamné était attaché avec des cordes à la croix, par les mains et les pieds, ou plus souvent cloué sur elle À la fin du premier siècle av. J.-C., les Romains
adoptèrent la crucifixion comme punition officielle pour les non-Romains,
punition limitée à certaines transgressions. Au départ, ce n’était pas une
méthode d’exécution, mais seulement une punition. De plus, seuls les esclaves
convaincus de certains crimes étaient punis de crucifixion. Durant cette
première période, une poutre de bois, connue comme la furca ou le patibulum,
était placée sur la nuque de l’esclave et liée à ses bras. Lorsque la procession arrivait sur le lieu
d’exécution, un poteau vertical était planté dans le sol. Parfois la victime
était simplement attachée à la croix avec des cordes. Dans ce cas, le
patibulum ou barre transversale — auquel les bras de la victime étaient déjà
attachés — était simplement fixé au poteau vertical ; les pieds du
condamné étaient ensuite attachés au poteau par quelques tours de corde. Si la victime était fixée par des clous, on
l’étendait sur le sol, les épaules sur la barre transversale. Ses bras
étaient tendus et cloués aux deux extrémités de cette barre, qui était
ensuite élevée et fixée au sommet du poteau vertical. Les pieds de la victime
étaient ensuite cloués au poteau vertical. Afin de prolonger
l’agonie, les bourreaux Romains avaient imaginé deux instruments pour garder
la victime vivante sur la croix pendant une assez longue période de temps.
L’un deux, le sedile, était une sorte de petit siège fixé sur le devant de la
croix, à peu près à mi-hauteur. Il permettait de soutenir le corps du
supplicié et peut expliquer l’expression ‘ s’asseoir sur la
croix ’, utilisée par les Romains. Irénée et Justin le Martyr décrivent
tous deux la croix de Jésus avec cinq extrémités au lieu de quatre. La
cinquième était probablement le sedile. " Il
y avait deux manières possibles de dresser le stauros. Le condamné pouvait
être attaché à la croix posée à terre sur le lieu d’exécution, qui était
ensuite dressée. D’un autre côté, il était probablement habituel de planter
le poteau dans le sol avant l’exécution. La victime était attachée à la barre
transversale, puis était hissé avec cette dernière et fixé au poteau
vertical. Comme il s’agissait là de la manière la plus simple d’ériger la
croix, et que le fait de devoir porter la barre transversale (patibulum)
avait probablement un rapport avec la punition des esclaves, on peut
considérer que l’exécution sur la crux commissa était la pratique normale.
Ainsi, la croix ne devait pas avoir une hauteur supérieure à celle d’un
homme. JEAN
insiste sur le libellé de l'écriteau placé en haut du poteau, qui correspond
ainsi à ce que JESUS représente pour la communauté des croyants, depuis la
résurrection. PILATE refuse de retirer l'inscription
"JESUS DE NAZARETH ROI DES JUIFS", car, pour lui, c'est le seul
motif légal de crucifiement. Ce que le Sanhédrin désire inscrire "Cet
homme a dit qu'il était le Roi des Juif ", ne pourrait en effet qu'attirer
des ennuis à PILATE, car on n'a pas le droit de condamner quelqu'un sans
avoir établi les preuves formelles de sa culpabilité, et on n'exécute pas un
fou sous prétexte qu'il prétend être Napoléon ! Et
PILATE, maintenant ce qu'il a fait écrire,
devient comme un prophète qui révèle ainsi au monde entier qui est
réellement JESUS. Il s'agit bien d'une
coutume courante : les bourreaux se partageaient les habits des condamnés. Mais
il s'agit surtout, pour JEAN, de manifester qu'ainsi s'accomplit l'Ecriture (
Psaume 22 , 18-19 Je peux compter
tous mes os, les gens me voient, ils me regardent; ils partagent entre eux
mes habits et tirent au sort mon vêtement). La
présence de la mère de JESUS auprès de son fils n'est signalée par JEAN
qu'aux noces de Cana, et ici. C'est-à-dire, lorsque "mon heure n'est pas
encore venue" (Jean 2), et lorsque "l'heure est venue" (Jean
13,1 – 17,1). Le texte
grec laisse entendre qu'il ne s'agit pas tant de la fin d'une vie, que de
l'accomplissement de l'Ecriture : Tout est accompli (Tetelesqai). Le
texte grec (paredwken to pneuma) peut se traduire par : Il
livra l'Esprit. JEAN utilise ce même verbe pour signifier la
"livraison" de JESUS par JUDAS aux JUIFS, par les JUIFS à PILATE,
et par PILATE aux JUIFS. Saint AUGUSTIN – 120°
Traité sur saint JEAN : Dieu annonçait d'avance cet événement , en donnant
à Noé l'ordre d'ouvrir, au flanc de l'arche, une porte par laquelle devaient
entrer les animaux destinés à ne point périr sous les eaux du déluge; ces
animaux préfiguraient l'Eglise. Voilà encore pourquoi la première femme a été
tirée du côté d'Adam, pendant qu'il dormait ; voilà pourquoi elle a reçu le
nom de vie et de mère des vivants. Même avant l'incalculable mal de sa
prévarication, elle a été ainsi l'annonce d'un bien infini. Le second Adam,
Jésus-Christ, ayant baissé la tête, s'est endormi sur la croix, pour qu'une
épouse lui fût donnée, et, pendant son sommeil, cette épouse est sortie de
son côté. O mort, qui fait revivre les morts ! Y a-t-il rien de plus pur que
ce sang ? Quoi de meilleur pour guérir nos plaies? Psaume 34, 20-21 : Malheur
sur malheur pour le juste, mais de tous Yahvé le délivre; Yahvé garde tous
ses os, pas un ne sera brisé. Zacharie 12, 10 : Mais je répandrai sur la maison de David et sur l'habitant
de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils regarderont vers
moi. Celui qu'ils ont transpercé, ils se lamenteront sur lui comme on se
lamente sur un fils unique; ils le pleureront comme on pleure un premier-né. Saint
AUGUSTIN – 120° Traité sur saint JEAN
: Comme dans le sein de la Vierge Marie, personne avant lui, personne
après lui n'a été conçu, ainsi , personne avant lui comme personne après lui
n'a été enseveli dans ce monument. «Comme c'était la veille du sabbat des
Juifs, et que ce sépulcre était proche, ils y déposèrent Jésus».
L'Evangéliste veut nous faire entendre qu'on se hâta d'ensevelir Jésus, afin
de ne pas être surpris par le soir; car il n'était point alors permis de se
livrer à une pareille occupation |
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DESTINATEUR |
OBJET |
DESTINATAIRE |
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JUIFS |
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Les
disciples |
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ADJUVANT |
SUJET |
OPPOSANT |
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DESTINATEUR |
OBJET |
DESTINATAIRE |
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PILATE |
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ADJUVANT |
SUJET |
OPPOSANT |
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DESTINATEUR |
OBJET |
DESTINATAIRE |
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JUIFS |
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|
PILATE |
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ADJUVANT |
SUJET |
OPPOSANT |
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DESTINATEUR |
OBJET
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DESTINATAIRE |
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NICODEME |
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Coutume
de laisser les
corps en croix |
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ADJUVANT |
SUJET |
OPPOSANT |
JESUS,
dans ce schéma, est l'OBJET : il apparaît totalement passif (c'est peut-être pour
cela qu'on nomme cette épreuve la "passion". Son seul désir serait de
réaliser le désir de son Père.
Quant
au Destinateur : s'il était JESUS lui-même, ou l'ETERNEL ? Celui qu'il nomme
son "Père"… ?
|
Matthieu 26 |
Marc 14 |
Luc 22 |
Jean 18 |
|
26.47 Comme il parlait encore, voici, Judas, l'un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple. 26.48 Celui qui le livrait leur avait donné ce signe: Celui que je baiserai, c'est lui; saisissez-le. 26.49 Aussitôt, s'approchant de Jésus, il dit: Salut, Rabbi! Et il le baisa. 26.50 Jésus lui
dit: Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s'avancèrent,
mirent la main sur Jésus, et le saisirent. |
43 Et
aussitôt, comme il parlait encore, survient Judas, l'un des Douze, et avec
lui une bande armée de glaives et de bâtons, venant de la part des grands
prêtres, des scribes et des anciens. 44 Or,
le traître leur avait donné ce signe convenu: "Celui à qui je
donnerai un baiser, c'est lui; arrêtez-le et emmenez-le sous bonne
garde." |
47
Tandis qu'il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé
Judas, l'un des Douze, qui s'approcha de Jésus pour lui donner un
baiser. 48 Mais
Jésus lui dit: "Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de
l'homme!" |
18.1 Lorsqu'il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. 18.2 Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s'y étaient souvent réunis. 18.3 Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu'envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes. 18.4 Jésus,
sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança, et leur dit: Qui
cherchez-vous? |
|
Luc 23 |
Jean 19 |
|
23.26 Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui
revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu'il la porte derrière Jésus. 23.27 Il était suivi d'une
grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la
poitrine et se lamentaient sur lui. |
19.16 Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. 19.17 Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu
Golgotha. |
|
Matthieu 27 |
Actes 1
|
|
27.3 Alors Judas, qui l'avait
livré, voyant qu'il était condamné, se repentit, et rapporta les trente
pièces d'argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, 27.4 en disant: J'ai péché, en
livrant le sang innocent. Ils répondirent: Que nous importe? Cela te regarde . 27.5 Judas jeta les pièces d'argent dans le temple, se
retira, et alla se pendre. 27.6 Les principaux
sacrificateurs les ramassèrent, et dirent: Il n'est pas permis de les mettre
dans le trésor sacré, puisque c'est le prix du sang. 27.7 Et,
après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des
étrangers . 27.8 C'est pourquoi ce champ a été appelé champ du sang, jusqu'à ce jour. |
1.18 Cet homme, ayant acquis un champ avec le salaire du crime, est tombé,
s'est rompu par le milieu du corps, et toutes ses entrailles se sont
répandues. 1.19 La
chose a été si connue de tous les habitants de Jérusalem que ce champ a été
appelé dans leur langue Hakeldama, c'est-à-dire, champ du sang |
|
Matthieu 27 |
Marc 15 |
Luc 23 |
Jean 19 |
|
27.37 Pour indiquer le sujet de
sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête: Celui-ci
est Jésus, le roi des Juifs. |
15.26 L'inscription indiquant le
sujet de sa condamnation portait ces mots: Le
roi des Juifs. |
23.38 Il y avait au-dessus de
lui cette inscription: Celui-ci est le roi
des Juifs. |
19.19 Pilate fit une
inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de Nazareth, roi des Juifs. |
|
Matthieu 27 |
Marc 15 |
Luc 23 |
|
27.44 Les brigands, crucifiés
avec lui, l'insultaient de la même manière. |
29 Les
passants l'injuriaient en hochant la tête et disant: "Hé! toi qui
détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, 30 sauve-toi toi-même en
descendant de la croix!" 31
Pareillement les grands prêtres se gaussaient entre eux avec les scribes et
disaient: "Il en a sauvé d'autres et il ne peut se sauver lui-même! 32 Que le Christ, le Roi d'Israël, descende
maintenant de la croix, pour que nous voyions et que nous croyions!" Même
ceux qui étaient crucifiés avec lui l'outrageaient. |
23.39 L'un des malfaiteurs
crucifiés l'injuriait, disant: N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même,
et sauve-nous! 23.40 Mais l'autre le reprenait, et disait: Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis
la même condamnation? 23.41 Pour nous, c'est justice,
car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a rien fait de
mal. |
|
Matthieu 27 |
Marc 15
|
Luc 23
|
Jean 19
|
|
45 A partir
de la sixième heure, l'obscurité se fit sur toute la terre,
jusqu'à la neuvième heure. 46 Et
vers la neuvième heure, Jésus clama en un grand cri: "Eli, Eli, lema
sabachtani", c'est-à-dire: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu
abandonné?" 47 Certains
de ceux qui se tenaient là disaient en l'entendant: "Il appelle Elie,
celui-ci!" |
33 Quand il fut la sixième
heure, l'obscurité se fit sur la terre entière jusqu'à la neuvième
heure. 34 Et à
la neuvième heure Jésus clama en un grand cri: "Elôï, Elôï, lema
sabachthani", ce qui se traduit: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi
m'as-tu abandonné?" |
23.44 Il était déjà environ la sixième heure, et il y
eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. 23.45 Le
soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu. 23.46
Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains.
Et, en disant ces paroles, il expira. |
19.14 C'était
la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate
dit aux Juifs: Voici votre roi. 19.15
Mais ils s'écrièrent: Ote, ôte, crucifie-le! Pilate leur dit: Crucifierai-je
votre roi? Les principaux sacrificateurs répondirent: Nous n'avons de roi que
César. |
|
Matthieu
27 |
Marc 15 |
Luc 23 |
Jean 19 |
|
50 Or
Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit. |
37 Or
Jésus, jetant un grand cri, expira. |
23.46
Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre
tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira. |
19.30 Quand
Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et,
baissant la tête, il rendit l'esprit |
|
Matthieu 27 |
Marc 15 |
Luc 23 |
|
51 Et voilà que le voile du
Sanctuaire se
déchira en deux, du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent, 52 les tombeaux s'ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent: 53 ils sortirent des tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens. |
38 Et le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en
bas. |
44 Le
voile du Sanctuaire se
déchira par le milieu |
Matthieu 27 |
Marc 15 |
Luc 23 |
|
54 Quant au centurion et aux hommes
qui avec lui gardaient Jésus, à la vue du séisme et de ce qui se passait, ils
furent saisis d'une grande frayeur et dirent: "Vraiment celui-ci
était fils de Dieu!" |
39 Voyant qu'il avait ainsi
expiré, le centurion, qui se tenait en face de lui, s'écria: "Vraiment
cet homme était fils de Dieu!" |
46 Voyant ce qui était arrivé,
le centenier glorifiait Dieu, en disant: "Sûrement, cet homme était
un juste!" |
|
Matthieu |
Marc |
Luc |
Jean |
|
36.
Là-dessus, Jésus alla avec
eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : Asseyez-vous
ici, pendant que je m'éloignerai pour prier. 37.
Il prit avec lui Pierre et
les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses.
38.
Il leur dit alors : Mon âme
est triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez avec moi. 39.
Puis, ayant fait quelques pas
en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s'il est
possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je
veux, mais ce que tu veux. 40.
Et il vint vers les
disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n'avez donc pu
veiller une heure avec moi ! 41.
Veillez et priez, afin que
vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la
chair est faible. 42.
Il s'éloigna une seconde
fois, et pria ainsi : Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe
s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! 43.
Il revint, et les trouva
encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis. 44.
Il les quitta, et,
s'éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles. 45.
Puis il alla vers ses
disciples, et leur dit : Vous dormez maintenant, et vous vous reposez !
Voici, l'heure est proche, et le Fils de l'homme est livré aux mains des
pécheurs. 46.
Levez-vous, allons; voici,
celui qui me livre s'approche. |
32.
Ils allèrent ensuite dans un
lieu appelé Gethsémani, et Jésus dit à ses disciples : Asseyez-vous ici,
pendant que je prierai. 33.
Il prit avec lui Pierre,
Jacques et Jean, et il commença à éprouver de la frayeur et des angoisses. 34.
Il leur dit : Mon âme est
triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez. 35.
Puis, ayant fait quelques pas
en avant, il se jeta contre terre, et pria que, s'il était possible, cette
heure s'éloignât de lui. 36.
Il disait : Abba, Père,
toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non
pas ce que je veux, mais ce que tu veux. 37.
Et il vint vers les
disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre : Simon, tu dors ! Tu
n'as pu veiller une heure ! 38.
Veillez et priez, afin que
vous ne tombiez pas en tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair
est faible. 39.
Il s'éloigna de nouveau, et
fit la même prière. 40.
Il revint, et les trouva
encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis. Ils ne surent que lui
répondre. 41.
Il revint pour la troisième
fois, et leur dit : Dormez maintenant, et reposez-vous ! C'est assez !
L'heure est venue; voici, le Fils de l'homme est livré aux mains des
pécheurs. 42.
Levez-vous, allons; voici, celui
qui me livre s'approche. |
39.
Après être sorti, il alla,
selon sa coutume, à la montagne des oliviers. Ses disciples le suivirent. 40.
Lorsqu'il fut arrivé dans ce
lieu, il leur dit : Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. 41.
Puis il s'éloigna d'eux à la
distance d'environ un jet de pierre, et, s'étant mis à genoux, il pria, 42.
disant : Père, si tu voulais
éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais
la tienne. 43.
Alors un ange lui apparut du
ciel, pour le fortifier. 44.
Étant en agonie, il priait
plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient
à terre. 45.
Après avoir prié, il se leva,
et vint vers les disciples, qu'il trouva endormis de tristesse, 46.
et il leur dit : Pourquoi
dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation.
|
1.
Lorsqu'il eut dit ces choses,
Jésus alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron, où se
trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. |
|
Matthieu 26 : 47 47.
Comme il parlait encore,
voici, Judas, l'un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée
d'épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les
anciens du peuple. 48.
Celui qui le livrait leur
avait donné ce signe : Celui que je baiserai, c'est lui; saisissez-le. 49.
Aussitôt, s'approchant de
Jésus, il dit : Salut, Rabbi ! Et il le baisa. 50.
Jésus lui dit : Mon ami, ce
que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main
sur Jésus, et le saisirent. 51.
Et voici, un de ceux qui
étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur
du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille. 52.
Alors Jésus lui dit : Remets
ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. 53.
Penses-tu que je ne puisse
pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions
d'anges ? 54.
Comment donc s'accompliraient
les Écritures, d'après lesquelles il doit en être ainsi ? 55.
En ce moment, Jésus dit à la
foule : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des
bâtons, pour vous emparer de moi. J'étais tous les jours assis parmi vous,
enseignant dans le temple, et vous ne m'avez pas saisi. 56.
Mais tout cela est arrivé
afin que les écrits des prophètes fussent accomplis. Alors tous les disciples
l'abandonnèrent, et prirent la fuite. |
Marc 14 : 43 43.
Et aussitôt, comme il parlait
encore, arriva Judas l'un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et
de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs, par les scribes et par
les anciens. |
Luc 22 : 47 47.
Comme il parlait encore,
voici, une foule arriva; et celui qui s'appelait Judas, l'un des douze,
marchait devant elle. Il s'approcha de Jésus, pour le baiser. 48.
Et Jésus lui dit : Judas, c'est
par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ! 49.
Ceux qui étaient avec Jésus,
voyant ce qui allait arriver, dirent : Seigneur, frapperons-nous de l'épée ? 50.
Et l'un d'eux frappa le
serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille droite. 51.
Mais Jésus, prenant la
parole, dit : Laissez, arrêtez ! Et, ayant touché l'oreille de cet homme, il
le guérit. 52.
Jésus dit ensuite aux
principaux sacrificateurs, aux chefs des gardes du temple, et aux anciens,
qui étaient venus contre lui : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec
des épées et des bâtons. 53.
J'étais tous les jours avec
vous dans le temple, et vous n'avez pas mis la main sur moi. Mais c'est ici
votre heure, et la puissance des ténèbres. |
Jean 18 : 2 2.
Judas, qui le livrait,
connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s'y étaient souvent
réunis. 3.
Judas donc, ayant pris la
cohorte, et des huissiers qu'envoyèrent les principaux sacrificateurs et les
pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes. 4.
Jésus, sachant tout ce qui
devait lui arriver, s'avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? 5.
Ils lui répondirent : Jésus
de Nazareth. Jésus leur dit : C'est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec
eux. 6.
Lorsque Jésus leur eut dit :
C'est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. 7.
Il leur demanda de nouveau :
Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth. 8.
Jésus répondit : Je vous ai
dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller
ceux-ci. 9.
Il dit cela, afin que
s'accomplît la parole qu'il avait dite : Je n'ai perdu aucun de ceux que tu
m'as donnés. 10.
Simon Pierre, qui avait une
épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa
l'oreille droite. Ce serviteur s'appelait Malchus. 11.
Jésus dit à Pierre : Remets
ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée à
boire ? 12.
La cohorte, le tribun, et les
huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent. 13.
Ils l'emmenèrent d'abord chez
Anne; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur
cette année-là. 14.
Et Caïphe était celui qui
avait donné ce conseil aux Juifs : Il est avantageux qu'un seul homme meure
pour le peuple. Jean 18 : 19 19.
Le souverain sacrificateur interrogea
Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. 20.
Jésus lui répondit : J'ai
parlé ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans
le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret. 21.
Pourquoi m'interroges-tu ?
Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m'ont entendu; voici, ceux-là
savent ce que j'ai dit. 22.
A ces mots, un des huissiers,
qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : Est-ce ainsi que
tu réponds au souverain sacrificateur ? 23.
Jésus lui dit : Si j'ai mal
parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal; et si j'ai bien parlé, pourquoi me
frappes-tu ? 24.
Anne l'envoya lié à Caïphe,
le souverain sacrificateur. |
|
Matthieu 26 : 57 57.
Ceux qui avaient saisi Jésus
l'emmenèrent chez le souverain sacrificateur Caïphe, où les scribes et les
anciens étaient assemblés. |
Marc 14 : 53 53.
Ils emmenèrent Jésus chez le
souverain sacrificateur, où s'assemblèrent tous les principaux
sacrificateurs, les anciens et les scribes. |
Luc 22 : 54 54.
Après avoir saisi Jésus, ils
l'emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur.
Pierre suivait de loin. 55.
Ils allumèrent du feu au
milieu de la cour, et ils s'assirent. Pierre s'assit parmi eux. |
|
|
Matthieu 26 : 59 59.
Les principaux sacrificateurs
et tout le sanhédrin cherchaient quelque faux témoignage contre Jésus,
suffisant pour le faire mourir. 60.
Mais ils n'en trouvèrent
point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, il en vint
deux, 61.
(26 : 60) qui dirent : (26 :
61) Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en
trois jours. 62.
Le souverain sacrificateur se
leva, et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu'est-ce que ces hommes déposent
contre toi ? 63.
Jésus garda le silence. Et le
souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t'adjure, par le
Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. 64.
Jésus lui répondit : Tu l'as
dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme
assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. 65.
Alors le souverain
sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu'avons-nous
encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d'entendre son blasphème. 66.
(26 : 65) Que vous en semble
? (26 : 66) Ils répondirent : Il mérite la mort. 67.
Là-dessus, ils lui crachèrent
au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets 68.
(26 : 67) en disant : (26 :
68) Christ, prophétise; dis-nous qui t'a frappé. |
Marc 14 : 55 55.
Les principaux sacrificateurs
et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus, pour le faire
mourir, et ils n'en trouvaient point; 56.
car plusieurs rendaient de
faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne s'accordaient pas. 57.
Quelques-uns se levèrent, et
portèrent un faux témoignage contre lui, disant : 58.
Nous l'avons entendu dire :
Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en bâtirai
un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. 59.
Même sur ce point-là leur
témoignage ne s'accordait pas. 60.
Alors le souverain
sacrificateur, se levant au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus, et dit :
Ne réponds-tu rien ? Qu'est-ce que ces gens déposent contre toi ? 61.
Jésus garda le silence, et ne
répondit rien. Le souverain sacrificateur l'interrogea de nouveau, et lui dit
: Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? 62.
Jésus répondit : Je le suis.
Et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu,
et venant sur les nuées du ciel. 63.
Alors le souverain
sacrificateur déchira ses vêtements, et dit : Qu'avons-nous encore besoin de
témoins ? 64.
Vous avez entendu le
blasphème. Que vous en semble ? Tous le condamnèrent comme méritant la mort. 65.
Et quelques-uns se mirent à cracher
sur lui, à lui voiler le visage et à le frapper à coups de poing, en lui
disant : Devine ! Et les serviteurs le reçurent en lui donnant des soufflets.
|
Luc 22 : 63 63.
Les hommes qui tenaient Jésus
se moquaient de lui, et le frappaient. 64.
Ils lui voilèrent le visage,
et ils l'interrogeaient, en disant : Devine qui t'a frappé. 65.
Et ils proféraient contre lui
beaucoup d'autres injures. |
|
|
Matthieu 26 : 58 58.
Pierre le suivit de loin
jusqu'à la cour du souverain sacrificateur, y entra, et s'assit avec les
serviteurs, pour voir comment cela finirait. |
Marc 14 : 54 54.
Pierre le suivit de loin
jusque dans l'intérieur de la cour du souverain sacrificateur; il s'assit
avec les serviteurs, et il se chauffait près du feu. |
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|
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Matthieu 26 : 69 69.
Cependant, Pierre était assis
dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu
étais avec Jésus le Galiléen. 70.
Mais il le nia devant tous,
disant : Je ne sais ce que tu veux dire. 71.
Comme il se dirigeait vers la
porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là;
Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. 72.
Il le nia de nouveau, avec
serment : Je ne connais pas cet homme. 73.
Peu après, ceux qui étaient
là, s'étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces
gens-là, car ton langage te fait reconnaître. 74.
Alors il se mit à faire des
imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq
chanta. 75.
Et Pierre se souvint de la
parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois
fois. Et étant sorti, il pleura amèrement. |
Marc 14 : 66 66.
Pendant que Pierre était en
bas dans la cour, il vint une des servantes du souverain sacrificateur. 67.
Voyant Pierre qui se
chauffait, elle le regarda, et lui dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus de
Nazareth. 68.
Il le nia, disant : Je ne
sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Puis il sortit pour aller
dans le vestibule. Et le coq chanta. 69.
La servante, l'ayant vu, se
mit de nouveau à dire à ceux qui étaient présents : Celui-ci est de ces
gens-là. 70.
(14 : 69) Et il le nia de
nouveau. (14 : 70) Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à
Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen. 71.
Alors il commença à faire des
imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. 72.
Aussitôt, pour la seconde
fois, le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait
dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y
réfléchissant, il pleurait. |
Luc 22 : 56 56.
Une servante, qui le vit
assis devant le feu, fixa sur lui les regards, et dit : Cet homme était aussi
avec lui. 57.
Mais il le nia disant :
Femme, je ne le connais pas. 58.
Peu après, un autre, l'ayant vu,
dit : Tu es aussi de ces gens-là. Et Pierre dit : Homme, je n'en suis pas. 59.
Environ une heure plus tard,
un autre insistait, disant : Certainement cet homme était aussi avec lui, car
il est Galiléen. 60.
Pierre répondit : Homme, je
ne sais ce que tu dis. Au même instant, comme il parlait encore, le coq
chanta. 61.
Le Seigneur, s'étant
retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur
lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd'hui, tu me renieras trois
fois. 62.
Et étant sorti, il pleura
amèrement. |
Jean 18 : 15 15.
Simon Pierre, avec un autre
disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur,
et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur; 16.
mais Pierre resta dehors près
de la porte. L'autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur,
sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre. 17.
Alors la servante, la
portière, dit à Pierre : Toi aussi, n'es-tu pas des disciples de cet homme ?
Il dit : Je n'en suis point. 18.
Les serviteurs et les huissiers,
qui étaient là, avaient allumé un brasier, car il faisait froid, et ils se
chauffaient. Pierre se tenait avec eux, et se chauffait. 19 Le
grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. 20 Jésus lui répondit:
"C'est au grand jour que j'ai parlé au monde, j'ai toujours enseigné à
la synagogue et dans le Temple où tous les Juifs s'assemblent et je n'ai rien
dit en secret. 21 Pourquoi m'interroges-tu?
Demande à ceux qui ont entendu ce que je leur ai enseigné; eux, ils savent ce
que j'ai dit." 22 A ces mots, l'un des gardes,
qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant: "C'est ainsi que tu
réponds au grand prêtre?" 23 Jésus lui répondit: "Si
j'ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?" 24 Anne
l'envoya alors, toujours lié, au grand prêtre, Caïphe. 25 Or
Simon-Pierre se tenait là et se
chauffait. Ils lui dirent: "N'es-tu pas, toi aussi, de ses
disciples?" Lui le nia et dit: "Je n'en suis pas." 26 Un des
serviteurs du grand prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait tranché
l'oreille, dit: "Ne t'ai-je pas vu dans le jardin avec lui?" 27 De nouveau Pierre nia, et
aussitôt un coq chanta. |
|
Matthieu 27 : 1 1.
Dès que le matin fut venu, tous
les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre
Jésus, pour le faire mourir. |
Marc 15 : 1 1.
Dès le matin, les principaux
sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le
sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l'emmenèrent, et le livrèrent à Pilate.
|
Luc 22 : 66 66.
Quand le jour fut venu, le
collège des anciens du peuple, les principaux sacrificateurs et les scribes,
s'assemblèrent, et firent amener Jésus dans leur sanhédrin. (22 : 67) Ils
dirent : 67.
Si tu es le Christ, dis-le
nous. Jésus leur répondit : Si je vous le dis, vous ne le croirez pas; 68.
et, si je vous interroge,
vous ne répondrez pas. 69.
Désormais le Fils de l'homme
sera assis à la droite de la puissance de Dieu. 70.
Tous dirent : Tu es donc le Fils
de Dieu ? Et il leur répondit : Vous le dites, je le suis. 71.
Alors ils dirent :
Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Nous l'avons entendu nous-mêmes
de sa bouche. |
|
|
Matthieu 27 : 2 2.
Après l'avoir lié, ils
l'emmenèrent, et le livrèrent à Ponce Pilate, le gouverneur. Matthieu 27 : 11 11.
Jésus comparut devant le
gouverneur. Le gouverneur l'interrogea, en ces termes : Es-tu le roi des
Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis. 12.
Mais il ne répondit rien aux accusations
des principaux sacrificateurs et des anciens. 13.
Alors Pilate lui dit :
N'entends-tu pas de combien de choses ils t'accusent ? 14.
Et Jésus ne lui donna de
réponse sur aucune parole, ce qui étonna beaucoup le gouverneur. |
Marc 15 : 1 1.
Dès le matin, les principaux
sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le
sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l'emmenèrent, et le livrèrent à Pilate.
2.
Pilate l'interrogea : Es-tu
le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis. 3.
Les principaux sacrificateurs
portaient contre lui plusieurs accusations. 4.
Pilate l'interrogea de
nouveau : Ne réponds-tu rien ? Vois de combien de choses ils t'accusent. 5.
Et Jésus ne fit plus aucune
réponse, ce qui étonna Pilate. |
Luc 23 : 1 1.
Ils se levèrent tous, et ils
conduisirent Jésus devant Pilate. 2.
Ils se mirent à l'accuser,
disant : Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte,
empêchant de payer le tribut à César, et se disant lui-même Christ, roi. 3.
Pilate l'interrogea, en ces
termes : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis. 4.
Pilate dit aux principaux
sacrificateurs et à la foule : Je ne trouve rien de coupable en cet homme. 5.
Mais ils insistèrent, et
dirent : Il soulève le peuple, en enseignant par toute la Judée, depuis la
Galilée, où il a commencé, jusqu'ici. |
Jean 18 : 28 28.
Ils conduisirent Jésus de
chez Caïphe au prétoire : c'était le matin. Ils n'entrèrent point eux-mêmes
dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque. 29.
Pilate sortit donc pour aller
à eux, et il dit : Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? 30.
Ils lui répondirent : Si ce
n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. 31 Pilate
leur dit: "Prenez-le, vous, et jugez-le selon votre Loi." Les Juifs
lui dirent: "Il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à
mort": 32 afin que s'accomplît la
parole qu'avait dite Jésus, signifiant de quelle mort il devait mourir. 33 Alors
Pilate entra de nouveau dans le prétoire; il appela Jésus et dit: "Tu es
le roi des Juifs?" 34 Jésus répondit: "Dis-tu
cela de toi-même ou d'autres te l'ont-ils dit de moi?" 35 Pilate
répondit: "Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les grands prêtres
t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait?"
36 Jésus répondit: "Mon royaume n'est pas de ce
monde. Si mon royaume était de ce
monde, mes gens auraient
combattu pour que je ne sois pas
livré aux Juifs. Mais mon royaume
n'est pas d'ici." 37 Pilate
lui dit: "Donc tu es roi?" Jésus répondit: "Tu le dis: je suis
roi. Je ne suis né, et je ne suis
venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de
la vérité écoute ma voix." 38 Pilate
lui dit: "Qu'est-ce que la vérité?" Et, sur ce mot, il sortit de
nouveau et alla vers les Juifs. Et il leur dit: "Je ne trouve en lui
aucun motif de condamnation. |
|
|
|
Luc 23 : 6 6.
Quand Pilate entendit parler
de la Galilée, il demanda si cet homme était Galiléen; 7.
et, ayant appris qu'il était de
la juridiction d'Hérode, il le renvoya à Hérode, qui se trouvait aussi à
Jérusalem en ces jours-là. 8.
Lorsque Hérode vit Jésus, il
en eut une grande joie; car depuis longtemps, il désirait le voir, à cause de
ce qu'il avait entendu dire de lui, et il espérait qu'il le verrait faire
quelque miracle. 9.
Il lui adressa beaucoup de
questions; mais Jésus ne lui répondit rien. 10.
Les principaux sacrificateurs
et les scribes étaient là, et l'accusaient avec violence. 11.
Hérode, avec ses gardes, le
traita avec mépris; et, après s'être moqué de lui et l'avoir revêtu d'un
habit éclatant, il le renvoya à Pilate. 12.
Ce jour même, Pilate et
Hérode devinrent amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant. |
|
|
Matthieu 27 : 15 15.
A chaque fête, le gouverneur
avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que demandait la foule. 16.
Ils avaient alors un
prisonnier fameux, nommé Barabbas. 17.
Comme ils étaient assemblés,
Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus,
qu'on appelle Christ ? 18.
Car il savait que c'était par
envie qu'ils avaient livré Jésus. 19.
Pendant qu'il était assis sur
le tribunal, sa femme lui fit dire : Qu'il n'y ait rien entre toi et ce
juste; car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. 20.
Les principaux sacrificateurs
et les anciens persuadèrent à la foule de demander Barabbas, et de faire
périr Jésus. 21.
Le gouverneur prenant la
parole, leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? Ils
répondirent : Barabbas. 22.
Pilate leur dit : Que
ferai-je donc de Jésus, qu'on appelle Christ ? Tous répondirent : Qu'il soit
crucifié ! 23.
Le gouverneur dit : Mais quel
mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Qu'il soit crucifié ! 24.
Pilate, voyant qu'il ne
gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l'eau, se lava les
mains en présence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de ce juste.
Cela vous regarde. 25.
Et tout le peuple répondit :
Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! 26.
Alors Pilate leur relâcha
Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être
crucifié. |
Marc 15 : 6 6.
A chaque fête, il relâchait
un prisonnier, celui que demandait la foule. 7.
Il y avait en prison un nommé
Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu'ils avaient commis dans une sédition.
8.
La foule, étant montée, se
mit à demander ce qu'il avait coutume de leur accorder. 9.
Pilate leur répondit :
Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? 10.
Car il savait que c'était par
envie que les principaux sacrificateurs l'avaient livré. 11.
Mais les chefs des
sacrificateurs excitèrent la foule, afin que Pilate leur relâchât plutôt
Barabbas. 12.
Pilate, reprenant la parole,
leur dit : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi
des Juifs ? 13.
Ils crièrent de nouveau :
Crucifie-le ! 14.
Pilate leur dit : Quel mal
a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Crucifie-le ! 15.
Pilate, voulant satisfaire la
foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il
le livra pour être crucifié. |
Luc 23 : 13 13.
Pilate, ayant assemblé les
principaux sacrificateurs, les magistrats, et le peuple, 14.
(23 : 13) leur dit : (23 :
14) Vous m'avez amené cet homme comme excitant le peuple à la révolte. Et
voici, je l'ai interrogé devant vous, et je ne l'ai trouvé coupable d'aucune
des choses dont vous l'accusez; 15.
Hérode non plus, car il nous
l'a renvoyé, et voici, cet homme n'a rien fait qui soit digne de mort. 16.
Je le relâcherai donc, après
l'avoir fait battre de verges. 17.
A chaque fête, il était
obligé de leur relâcher un prisonnier. 18.
Ils s'écrièrent tous ensemble
: Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas. 19.
Cet homme avait été mis en
prison pour une sédition qui avait eu lieu dans la ville, et pour un meurtre.
20.
Pilate leur parla de nouveau,
dans l'intention de relâcher Jésus. 21.
Et ils crièrent : Crucifie,
crucifie-le ! 22.
Pilate leur dit pour la
troisième fois : Quel mal a-t-il fait ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite
la mort. Je le relâcherai donc, après l'avoir fait battre de verges. 23.
Mais ils insistèrent à grands
cris, demandant qu'il fût crucifié. Et leurs cris l'emportèrent : 24.
Pilate prononça que ce qu'ils
demandaient serait fait. 25.
Il relâcha celui qui avait
été mis en prison pour sédition et pour meurtre, et qu'ils réclamaient; et il
livra Jésus à leur volonté. |
Jean 18 : 39 39.
Mais, comme c'est parmi vous
une coutume que je vous relâche quelqu'un à la fête de Pâque, voulez-vous que
je vous relâche le roi des Juifs ? 40.
Alors de nouveau tous
s'écrièrent : Non pas lui, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand. |
|
Matthieu 27 : 26 26.
Alors Pilate leur relâcha
Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être
crucifié. 27.
Les soldats du gouverneur
conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute
la cohorte. 28.
Ils lui ôtèrent ses
vêtements, et le couvrirent d'un manteau écarlate. 29.
Ils tressèrent une couronne
d'épines, qu'ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la
main droite; puis, s'agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant :
Salut, roi des Juifs ! 30.
Et ils crachaient contre lui,
prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. |
Marc 15 : 15 15.
Pilate, voulant satisfaire la
foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il
le livra pour être crucifié. 16.
Les soldats conduisirent
Jésus dans l'intérieur de la cour, c'est-à-dire, dans le prétoire, et ils
assemblèrent toute la cohorte. 17.
Ils le revêtirent de pourpre,
et posèrent sur sa tête une couronne d'épines, qu'ils avaient tressée. 18.
Puis ils se mirent à le
saluer : Salut, roi des Juifs ! 19.
Et ils lui frappaient la tête
avec un roseau, crachaient sur lui, et, fléchissant les genoux, ils se
prosternaient devant lui. |
|
Jean 19 : 1 1.
Alors Pilate prit Jésus, et
le fit battre de verges. 2.
Les soldats tressèrent une
couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un
manteau de pourpre; puis, s'approchant de lui, 3.
ils disaient : Salut, roi des
Juifs ! Et ils lui donnaient des soufflets. 4.
Pilate sortit de nouveau, et
dit aux Juifs : Voici, je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je
ne trouve en lui aucun crime. 5.
Jésus sortit donc, portant la
couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici
l'homme. 6.
Lorsque les principaux
sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s'écrièrent : Crucifie !
crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi,
je ne trouve point de crime en lui. 7.
Les Juifs lui répondirent :
Nous avons une loi; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est
fait Fils de Dieu. 8.
Quand Pilate entendit cette
parole, sa frayeur augmenta. 9.
Il rentra dans le prétoire,
et il dit à Jésus : D'où es-tu ? Mais Jésus ne lui donna point de réponse. 10.
Pilate lui dit : Est-ce à moi
que tu ne parles pas ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te crucifier, et
que j'ai le pouvoir de te relâcher ? 11.
Jésus répondit : Tu n'aurais
sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut. C'est pourquoi
celui qui me livre à toi commet un plus grand péché. 12.
Dès ce moment, Pilate
cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient : Si tu le relâches, tu n'es
pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare contre César. 13.
Pilate, ayant entendu ces
paroles, amena Jésus dehors; et il s'assit sur le tribunal, au lieu appelé le
Pavé, et en hébreu Gabbatha. 14.
C'était la préparation de la
Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : Voici votre roi. 15.
Mais ils s'écrièrent : Ote,
ôte, crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux
sacrificateurs répondirent : Nous n'avons de roi que César. 16.
Alors il le leur livra pour
être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. |
|
Matthieu 27 : 3 3.
Alors Judas, qui l'avait
livré, voyant qu'il était condamné, se repentit, et rapporta les trente
pièces d'argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, 4.
en disant : J'ai péché, en
livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te
regarde. 5.
Judas jeta les pièces
d'argent dans le temple, se retira, et alla se pendre. 6.
Les principaux sacrificateurs
les ramassèrent, et dirent : Il n'est pas permis de les mettre dans le trésor
sacré, puisque c'est le prix du sang. 7.
Et, après en avoir délibéré,
ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des
étrangers. |