La PASSION de JESUS

 

dans l'EVANGILE de JEAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un récit composé pour témoigner

 

que JESUS s'est livré librement,

 

dans une fidélité totale

 

à la Mission reçue de son Père,

 

accomplissant ainsi les Ecritures.

 


PLAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION.. 4

 

1- JEAN et les SYNOPTIQUES. 4

 

2- L'EMEUTE de la PAQUE à JERUSALEM.. 4

 

3- Pourquoi JUDAS ?. 5

 

COMMENTAIRE du  RECIT de la PASSION dans l'EVANGILE de JEAN.. 7

 

SCHEMA ACTANTIEL. 13

 

LES RECITS de la PASSION.. 17

 

La PASSION : DIFFERENCES entre les REDACTEURS. 17

 

La PASSION dans les quatre RECITS évangéliques. 19

 

ANNEXE. 30

 

LE "DISCOURS SUR LE PAIN DE VIE". 30

 

1 - LA VIE ETERNELLE PAR LA FOI AU FILS DE DIEU.. 30

 

2 - LA VIE ETERNELLE PAR LA CHAIR ET LE SANG.. 31

 


INTRODUCTION

 

1- JEAN et les SYNOPTIQUES

 

En prologue à l'arrestation et à la Passion de JESUS, Matthieu, Marc et Luc placent un dernier repas pris par les Douze réunis une dernière fois autour de JESUS, et au cours duquel celui-ci leur laisse le partage du pain et de la coupe de vin comme symboliques du don qu'il fait à l'humanité de son corps livré et de son sang versé. Le récit de ce repas  est donné, pour la première fois dans le Nouveau Testament, au chapitre 11 de la 1° lettre de PAUL aux Corinthiens, composée aux alentours des années 50-55 (se souvenir que les Synoptiques ont été écrits entre 70 et 80) :  Pour moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis: le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit: "Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites ceci en mémoire de moi."  De même, après le repas, il prit la coupe, en disant: "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi".  Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. "  1 Corinthiens 11, 23-26.

 

JEAN, quant à lui, ne relate pas de repas pascal, peut-être parce qu'il écrit son évangile vers la fin du siècle, en une époque où la célébration hebdomadaire de la Cène du Seigneur est bien entrée dans les mœurs des communautés chrétiennes, auxquelles il s'adresse. En revanche, il a rapporté auparavant une "multiplication des pains" suivie d'un discours de JESUS, qui a toutes les caractéristiques d'un récit eucharistique: Alors Jésus prit les pains et, ayant rendu grâces, il les distribua aux convives, de même aussi pour les poissons, autant qu'ils en voulaient. (Jean 6,11). Dans ce récit, il lie le partage du "pain de vie" et la "résurrection du croyant au dernier jour" (cf. annexe page 30). De plus, et surtout, il inscrit l'ensemble de la Passion de JESUS dans un contexte de "passage", c'est-à-dire un contexte pascal : 2,4 Jésus lui dit: "Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore venue."  -  12, 23 Jésus leur répond:  "Voici venue l'heure où doit être glorifié le Fils de l'homme. – 13, 1 Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin. - 17,1 Ainsi parla Jésus, et levant les yeux au ciel, il dit:   "Père, l'heure est venue:  glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie -

 

Mais surtout, au cours "d'un" repas (Jean 13,2),  prologue de la Passion, JEAN, à la différence des Synoptiques,  place un rituel de "lavement des pieds", analogue au rite de purification des pieds des hôtes par l'esclave de la maison, suivi d'un très long discours. Ce geste nous renvoie à ce que disait PAUL aux Philippiens, vers l'année 50, au sujet de JESUS : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix! Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom,  pour que tout, au nom de Jésus,  s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il est Seigneur, à la gloire de  Dieu le Père. (Philippiens 2, 6-11)

 

Nous ne dirons rien ici de cet épisode que JEAN est seul à relater, ni du discours qui le suit, et nous passons immédiatement à la PASSION.

 

2- L'EMEUTE de la PAQUE à JERUSALEM

 

            Jean 12,1 - Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts…

Jean 12,12-18 - Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient: "Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d'Israël !".  Jésus, trouvant un petit âne, s'assit dessus selon qu'il est écrit: Sois sans crainte, fille de Sion: voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse. Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d'abord; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait.  La foule qui était avec lui, quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et  l'avait ressuscité d'entre  les morts, rendait témoignage. C'est aussi pourquoi  la foule vint à sa rencontre: parce qu'ils avaient entendu dire qu'il avait fait ce signe.

JEAN rapporte ici la manifestation qui s'est produite à Jérusalem, quelques jours avant l'arrestation de Jésus, cinq jours avant la Pâque. Il s'agit là d'un des rares événements de la vie de JESUS rapportés par les quatre Evangélistes, sans aucun doute à cause de son importance déterminante, d'abord pour comprendre la Passion qui allait suivre, mais surtout parce que cet évènement, relu après coup, à la lumière de la Résurrection, apparaissait comme l'acclamation au Messie-souffrant-triomphant. La foule (ameutée par qui ? composée de qui ? sous la pression de qui? aucun des Evangélistes ne le dit) a acclamé Jésus comme Messie-Roi (celui qu'espéraient les Zélotes) et a voulu le porter à sa tête. Ce jour-là Jésus n'a pas formellement refusé, comme les autres fois, quand "la foule voulait le faire roi" (6,15). Les évangiles synoptiques ajoutent qu' à la suite de cette émeute, il est entré dans le Temple, et en a chassé les vendeurs et les changeurs, accomplissant ainsi le geste du Messie attendu par les Zélotes. Matthieu précise même (21,15) qu'à ce moment-là, des enfants reprennent le slogan messianique : "Sauve-nous, Fils de David !". Quant à JEAN, il ne place pas la "purification" du Temple à ce moment, mais au début de la prédication de Jésus, après les Noces de Cana.

 

Aucun des rédacteurs des Evangiles ne donnant d'explication de cette émeute, et avant de passer à l'étude du texte proprement dit, je tenterai celle-ci, inspirée de Jean 11,45 - 12,19, et des passages parallèles chez les autres Evangélistes :

 

Les Pharisiens et l'Aristocratie sacerdotale, majoritaires au Sanhédrin, et pour une fois d'accord entre eux, avec l'appui ou du moins la promesse d'appui des autorités d'occupation, désirent donner un coup d'arrêt aux mouvements qui se produisent parmi le Peuple à cause de Jésus, et d'autres agitateurs (cf. Jésus Barabbas). Aidés par des provocateurs à leur solde, ils montent de toutes pièces une manifestation "spontanée", dont JESUS sera le centre et le prétexte, afin d'avoir un motif politique de se livrer à une répression brutale, d'arrêter un certain nombre d'opposants et éventuellement de l'éliminer : "Il vaut mieux qu'un seul homme périsse plutôt que la Nation tout entière !", a déjà déclaré le Grand-Prêtre CAIPHE (Jean 11, 49-51). JUDAS est l'un de ces provocateurs  : Et Satan (= l'Adversaire) entra en Judas appelé Iscariote, qui était du nombre des Douze, et il alla s'entretenir avec les Grands-prêtres et les Chefs des gardes, sur la manière de le leur livrer. Les slogans de la manifestation diffèrent selon les Evangélistes : Sauve-nous Fils de David ! (Hosanna !) - Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !  - Béni soit le Règne qui vient, le règne de David notre Père  - Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur - Béni soit au nom du Seigneur, celui qui vient, le roi d'Israël , mais les différences entre eux sont minimes, et ils sont tous dans la ligne de l'idéologie Zélote. Les responsables religieux, notamment ceux qui sont proches du Peuple, Pharisiens et Scribes, se rendent compte à cette occasion de la popularité de Jésus : Cependant, la foule de ceux qui étaient avec lui lorsqu'il avait appelé Lazare hors du tombeau et qu'il l'avait relevé d'entre les morts, lui rendait témoignage. C'était bien, en effet, parce qu'elle avait appris qu'il avait opéré ce signe qu'elle se portait à sa rencontre. Les Pharisiens se dirent alors les uns aux autres : Vous le voyez, vous n'arriverez à rien; voilà que le monde se met à sa suite. (Jean 12, 17-19). Ils amènent donc les Grands-Prêtres à modifier leur manière d'opérer, par crainte d'une véritable révolution, qui serait pire que le statu quo, puisque les Romains seraient alors dans l'obligation d'intervenir et de rétablir l'ordre, prenant ainsi le contrôle direct de l'appareil religieux. L'Aristocratie sacerdotale et les Romains changent donc de tactique, et décident de l'interpeller sans bruit, afin de l'éliminer.

 

3- Pourquoi JUDAS ?

 

Ils font venir JUDAS : " Le moment est venu, lui disent-ils, trouve un moyen indolore pour la sécurité nationale de nous le livrer; nous lui donnerons une leçon, et nous le laisserons aller ". Et ils lui donnent une petite somme, trente pièces d'argent, presque une aumône, le dixième du prix du flacon de parfum versé par une femme sur les pieds de Jésus à Béthanie, ou encore l'équivalent de deux mois du salaire d'un journalier. C'est la preuve que le risque est minime, et que JUDAS est entièrement à la merci des autorités, sinon, et s'il avait su que le projet était de le tuer, il aurait certainement exigé davantage !

 

Mais pourquoi donc Judas est-il dans l’obligation de livrer Jésus ?

 

Les rédacteurs des Evangiles, parlant de JUDAS, précisent presque toujours : "Judas l'Iscariote, celui qui devait le livrer " (Math 10,4 - Marc 3,9 - 1410 - Luc 6,16 - 22,3 - Jean (6,71 – 12,4 – 13,2 – 18, 2-3-5). Iscariote : un certain nombre d'exégètes s'accordent pour dire que ce terme semble être la transcription en hébreu du terme latin : Sicarius, le terroriste ( du latin : sica : poignard ). Dans ce cas, JUDAS serait ou aurait été un membre du Groupe ultra-nationaliste Zélote, qui avait pour objectif de débarrasser le pays de l'occupant romain en pratiquant des actes de terrorisme, pour restaurer l'ancien Royaume de David. Notons qu' il y avait un autre Zélote dans la Bande à Jésus : SIMON, dit " le Cananéen " ou " le Zélote " qui, lui, semble bien avoir abandonné toute relation avec l'Organisation terroriste, de même que Mathieu avait abandonné sa charge de percepteur des impôts romains, et que Pierre, André, Jacques et Jean avaient abandonné leurs barques de pêcheurs. En était-il de même de JUDAS, ainsi que devait le penser Jésus, au moment où il l'avait appelé à le suivre ? Mais nul rédacteur évangélique ne nous dit à aucun endroit que Jésus a appelé Judas…

 

" Jésus savait en effet dès le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait". (Jean 6,64)  : cette indication de JEAN laisse à penser que JESUS, au moment où va se jouer sa vie, sait qu'il y a un traître, autrement dit un indicateur, un espion parmi les Douze; il en a la certitude, et il le connaît : c'est JUDAS précisant alors : "c'est celui qui plonge avec moi la main dans le même plat". Reste à découvrir pourquoi un Zélote, actif ou repenti, trahit JESUS et le livre.

 

A mon avis, mais sans autre preuve que celle du mode de fonctionnement habituel de toutes les Polices et de tous les Services de Renseignements du monde, il n'est pas impossible que JUDAS ait été repéré comme Zélote par les autorités juives et romaines, qui l'avaient arrêté puis relâché, avec promesse de la vie sauve, à condition de rendre "quelques petits services". Infiltré dans la Bande à Jésus, afin d'en contrôler de l'intérieur les buts et les moyens, JUDAS serait alors une "taupe", un indicateur mis à cette place avec mission de fournir de temps en temps quelques renseignements, et qui est "activée" le moment venu. LUC nous dit par ailleurs que les Grands-Prêtres avaient leurs indicateurs, puisqu'ils les ont envoyés à Jésus pour avoir son avis sur l'impôt à payer à l'Empereur. Aucun des rédacteurs des textes évangéliques ne nous dit que Jésus ait appelé JUDAS à la suivre, comme il avait appelé les autres.  Il est donc plus que probable que JUDAS avait été repéré par les proches de JESUS comme indicateur à la solde des autorités d'occupation.

 


COMMENTAIRE du  RECIT de la PASSION dans l'EVANGILE de JEAN

 

 

Evangile de JEAN

COMMENTAIRE

18

1 Ayant dit cela, Jésus s'en alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron. Il y avait là un jardin dans lequel il entra, ainsi que ses disciples.

 2 Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi ce lieu, parce que bien des fois Jésus et ses disciples s'y étaient réunis.

 

Judas donc, menant la cohorte et des gardes détachés par les grands prêtres et les Pharisiens, vient là avec des lanternes, des torches et des armes.

 4 Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui advenir, sortit et leur dit: "Qui cherchez-vous?"

 5 Ils lui répondirent: "Jésus le Nazôréen." Il leur dit: "C'est moi." Or Judas, qui le livrait, se tenait là, lui aussi, avec eux. 

6 Quand Jésus leur eut dit: "C'est moi", ils reculèrent et tombèrent à  terre.

 7 De nouveau  il leur demanda: "Qui cherchez-vous?" Ils dirent: "Jésus  le Nazôréen."

 8 Jésus répondit: "Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez,  laissez ceux-là s'en aller":

  9 afin que s'accomplît la parole qu'il avait dite:    "Ceux que tu m'as donnés, je n'en ai pas perdu un seul."

  10 Alors Simon-Pierre, qui portait un glaive, le tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille droite. Ce serviteur avait nom Malchus.  11 Jésus dit à Pierre: "Rentre le glaive dans le fourreau. La coupe que m'a donnée le Père, ne la boirai-je pas ?"

  12 Alors la cohorte, le tribun et les gardes des Juifs saisirent Jésus et le lièrent.

 

 

 

13 Ils le menèrent d'abord chez Anne; c'était en effet le beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là.

 14 Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: "Il y a intérêt à ce qu'un seul homme meure pour le peuple."

  15 Or Simon-Pierre suivait Jésus, ainsi qu'un autre disciple. Ce disciple était connu du grand prêtre et entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, 

16 tandis que Pierre se tenait près de la porte, dehors. L'autre disciple, celui qui était connu du grand prêtre, sortit donc et dit un mot à la portière et il fit entrer Pierre. 

17 La servante, celle qui gardait la porte, dit alors à Pierre: "N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme?" Lui, dit: "Je n'en suis pas." 

18 Les serviteurs et les gardes, qui avaient fait un feu de braise, parce que le temps était froid, se tenaient là et se chauffaient. Pierre aussi se tenait là avec eux et se chauffait. 

19 Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. 

20 Jésus lui répondit: "C'est au grand jour que j'ai parlé au monde, j'ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple où tous les Juifs s'assemblent et je n'ai rien dit en secret.  21 Pourquoi m'interroges-tu? Demande à ceux qui ont entendu ce que je leur ai enseigné; eux, ils savent ce que j'ai dit."  22 A ces mots, l'un des gardes, qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant: "C'est ainsi que tu réponds  au grand prêtre?" 

23 Jésus lui répondit:    "Si j'ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal; mais   si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?"

  24 Anne l'envoya alors, toujours lié, au grand prêtre, Caïphe.

  25 Or Simon-Pierre se tenait  là et se chauffait. Ils lui dirent: "N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples?" Lui le nia et dit: "Je n'en suis pas." 

26 Un des serviteurs du grand prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait tranché l'oreille, dit: "Ne t'ai-je pas vu dans le jardin avec lui?"

 27 De nouveau Pierre nia, et aussitôt un coq chanta.

 

 

 

 

 

 28 Alors ils mènent Jésus de chez Caïphe au prétoire. C'était le matin. Eux-mêmes n'entrèrent pas dans le prétoire, pour ne pas se souiller, mais pour pouvoir manger la Pâque.

 29 Pilate sortit donc au-dehors,  vers eux, et il  dit: "Quelle accusation portez-vous contre cet homme?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" 

30 Ils lui répondirent: "Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré." 

31 Pilate leur dit: "Prenez-le, vous, et jugez-le selon votre Loi." Les Juifs lui dirent: "Il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à mort": 

32 afin que s'accomplît la parole qu'avait dite Jésus, signifiant de quelle mort il devait mourir.

  33 Alors Pilate entra de nouveau dans le prétoire; il appela Jésus et dit: "Tu es le roi des Juifs?"

 34 Jésus répondit: "Dis-tu cela de toi-même ou d'autres te l'ont-ils dit de moi?" 

35 Pilate répondit: "Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait?"  36 Jésus répondit:  "Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs.  Mais mon royaume n'est pas d'ici."

  37 Pilate lui dit: "Donc tu es roi?" Jésus répondit: "Tu le dis: je suis roi. Je ne suis né,  et je ne suis venu dans le monde,    que pour rendre témoignage à la vérité.

  Quiconque est de la vérité écoute ma voix."

  38 Pilate lui dit: "Qu'est-ce que la vérité?"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et, sur ce mot, il sortit de nouveau et alla vers les Juifs. Et il leur dit: "Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.

 39 Mais c'est pour vous une coutume que je vous relâche quelqu'un à la Pâque. Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?" 

 

 

 

 

 

 

40 Alors ils vociférèrent de nouveau, disant: "Pas lui, mais Barabbas!"

Or Barabbas était un brigand.

 

 

  Jean 11,54 - Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs; il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Ephraïm, et il y séjournait avec ses disciples. Depuis quelques temps, JESUS se cache avec ses disciples du côté d'Ephraïm et du Mont des Oliviers. JUDAS connaît l'endroit. Il s'y rend avec quelques hommes de main fournis par les Grands-Prêtres. Il leur donne un signe de reconnaissance, car ou bien ils ne connaissent pas JESUS, ou bien ils ne pourraient pas le reconnaître en pleine nuit : JESUS, c'est celui à qui il donnera un baiser.

 

 

Les mandataires des personnages qui l'accompagnent ici ne peuvent être que ceux auxquels JUDAS a livré JESUS.

 

 

 

 

JESUS "sachant" : terme récurrent chez JEAN :  (6,61 – 13,1,3 – 18,4 – 19,28), qui désire ainsi signifier que JESUS est pleinement conscient de ce qui l'attend, d'une conscience absolument claire, et qu'il accomplit la mission qui lui a été fixée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'indication donnée ici par JEAN laisse à penser que le récit est plus symbolique que réel : il ne s'agit pas tant de rapporter les faits tels qu'ils se seraient déroulés, que d'en donner la signification : l'accomplissement par JESUS de la Mission qu(il a reçue de son Père.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les "JUIFS" : c'est la manière habituelle de JEAN, dans son évangile, de désigner ceux que les Synoptiques nomment : les "Pharisiens et les Scribes", ou "les Chefs des Prêtres et les Anciens". Il est important de le dire, car on a souvent taxé le récit de JEAN d'antisémitisme.

 

Jean nous précise: "chez Hanne (...) beau-père de Caïphe". Normalement, en Israël, il n'y a qu'un seul grand prêtre, et il reste dans cette fonction jusqu'à sa mort. Mais à l'époque de Jésus, les choses avaient beaucoup changé. Le grand prêtre était, certes, toujours un rouage essentiel de la vie religieuse, de la vie liturgique, mais il exerçait aussi une fonction politique de premier plan. C'est pour cette raison que l'occupant romain s'était particulièrement intéressé à ce personnage. De fait, les grand prêtres étaient nommés et destitués fréquemment en fonction du bon vouloir de Rome. Du coup, on va se trouver avec un grand prêtre légalement en exercice, c'est Caïphe au moment du procès de Jésus, et d'autres qui l'ont été et à qui on ne refusera pas de donner le titre honorifique de grand prêtre. A ceci s'ajoute un phénomène de népotisme tout à fait caractérisé, à savoir qu'un certain nombre de personnes de la famille du grand prêtre pouvaient également porter le titre et siéger régulièrement au Sanhédrin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TEMOIGNAGE : le terme revient quarante-quatre fois dans l'évangile de JEAN (1, 7,8,15,19,32,34 – 3,11-26,32,33 – 4, 44 – 5, 31-39 – 7,7 – 8, 13-18 – 10,25 – 15,26-27 – 18, 23,37 – 1935 – 21,24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet événement est relaté dans les quatre récits évangéliques de la Passion : il a donc toutes chances de correspondre à la réalité des faits, et de bien correspondre au caractère de SIMON. La précision  "un coq  chanta" laisse entendre que l'entrevue chez Hanne se déroule au petit matin du vendredi.

 

 

Quelques critiques ont contesté le fait même que Jésus ait pu rencontrer Ponce Pilate, sous le prétexte qu'un gouverneur avait certainement autre chose à faire que de s'occuper de cette petite histoire. L'argument est fallacieux, car il repose sur une expérience commune des relations sociales qui n'est pas celle du monde antique. Dans le récit des Actes, Paul a l'occasion de se défendre devant le gouverneur Félix, puis devant son successeur Porcius Festus, et enfin devant le roi Agrippa. De fait, les souverains n'étaient pas aussi inaccessibles qu'aujourd'hui et l'activité judiciaire faisait partie de leurs attributions.

 

Cela dit, Jésus va être confronté à un nouvel interrogatoire et on a un peu le sentiment qu'un deuxième procès est en train de s'ouvrir. Procès juif, procès romain, les évangiles ne sont-ils pas en train de rassembler deux traditions, deux explications, alors que la réalité aurait été plus simple?... L'historien (juif !) Josèphe appuie la version traditionnelle: c'est bien sur initiative juive que Jésus a été arrêté.

 

Mais alors, si c'est une affaire juive, pourquoi impliquer Pilate? Le texte de l'évangile de Jean apporte la réponse lorsqu'il met ces paroles dans la bouche de ceux qui viennent d'emmener Jésus devant le gouverneur: "il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à mort." Prétexte ou véritable motif ? On en discute… Les Romains ayant laissé au Sanhédrin la libre administration du culte juif, celui-ci, à mon avis, devait avoir le pouvoir de condamner Jésus à la lapidation.  Au cours du procès de la veille (ou de l'avant-veille), le débat était nettement religieux ou théologique. Jésus est-il oui ou non opposé au temple ?, a-t-il dit qu'il voulait le détruire ? Se prétend-il le Messie ?, se dit-il le Fils de Dieu ?, veut-il se faire l'égal de Dieu? Mais les responsables du culte juif ont peur des réactions de la foule. C'est pourquoi ils  transforment l'accusation de blasphème, en accusation de terrorisme : "Il soulève le peuple", "Il met le trouble dans notre nation", "il empêche de payer le tribut à César". En bref, il prétend être le Messie, c'est-à-dire le roi des Juifs ; autrement dit c'est un dangereux terroriste, certainement un Zélote.


Le préfet de Rome ne peut évidemment pas être inaccessible à ce genre d'argument; cependant, les évangiles sont d'accord pour nous montrer un Pilate qui comprend assez vite qu'on veut le duper en présentant un portrait de Jésus complètement déformé. Il n'y a pas lieu de croire que ceci constitue un arrangement de la réalité. Sans faire de Ponce Pilate un champion des droits de l'homme, ce dernier pouvait avoir plusieurs motifs pour agir comme il le fait dans les textes. Parmi ceux-ci, le récit de Jean, tout particulièrement, nous fait bien ressentir le jeu de pouvoir qui est en arrière-plan de cette affaire. Les autorités juives emmènent Jésus avec un chef d'accusation tout ficelé. Dans leur esprit, la signature du gouverneur n'est que la dernière formalité à accomplir pour que l'exécution ait lieu. Eux sont les décideurs et Rome l'exécutant ! Dès l'instant où Pilate se met lui-même à questionner Jésus, il signifie aux Juifs qu'il refuse d'être considéré comme une simple chambre d'enregistrement de leur décision. De fait, toute la matinée sera émaillée d'incidents très significatifs de ce bras de fer. Il s'achèvera, c'est clair, par la défaite de Pilate; mais entre temps, le préfet n'aura pas épargné les humiliations à l'adresse des autorités religieuses. Cet arrière-plan est bien conforme à ce que nous savons par ailleurs des relations mouvementées, parfois très tendues, entre Ponce Pilate et la communauté juive.

 

 

 

 

 

 

Nous ne savons pas comment la pratique coutumière de la grâce est venue s'insérer dans l'examen du cas de Jésus. Ce que nous pouvons nettement percevoir, en revanche, c'est son opportunité dans le bras de fer qui oppose Pilate et les chefs juifs. Si l'autorité romaine présente Jésus comme l'un de ses prisonniers, elle peut du même coup le présenter comme le candidat à la grâce préfectorale. Si le peuple ratifie, Pilate a gagné. Il pourra prendre congé des prêtres avec un petit sourire de satisfaction. Non seulement, il aura résisté victorieusement à la tentative de manipulation des autorités juives, mais encore il aura réussi le tour de force de gracier un individu dont il sait pertinemment qu'il ne constitue pas un danger pour le pouvoir de Rome.

 

 

 

Bar-Abbas = le Fils du Père…

 

Brigand ou terroriste ? Matthieu dans son récit de la Passion (27,16)  qu'un certain Jésus-Barabbas est dans la prison de Pilate au moment du procès de Jésus. Luc, avec MARC, précise que son arrestation a eu lieu "au cours de l'émeute" (celle qui a précédé l'arrestation de JESUS ou une autre ?

 

19

1 Pilate prit alors Jésus et le fit flageller.

 2 Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre; 

3 et ils s'avançaient vers lui et disaient: "Salut, roi des Juifs!" Et ils lui donnaient des coups.

  4 De nouveau, Pilate sortit dehors et leur dit: "Voyez, je vous l'amène dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation."

 5 Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre; et Pilate leur dit: "Voici l'homme!" 

6 Lorsqu'ils le virent, les grands prêtres et  les gardes vociférèrent,  disant: "Crucifie-le! Crucifie-le!" Pilate leur dit: "Prenez-le, vous, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve pas en lui de motif de condamnation." 

7 Les Juifs lui répliquèrent: "Nous avons une Loi et d'après cette Loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu."

  8 Lorsque Pilate entendit cette parole, il fut encore plus effrayé.

 9 Il entra de nouveau dans le prétoire et dit à Jésus: "D'où es-tu ?" Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. 

10 Pilate lui dit donc: "Tu ne me parles pas? Ne sais-tu pas que j'ai pouvoir de te relâcher et que j'ai pouvoir de te crucifier?" 

11 Jésus lui répondit: "Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t'avait été donné d'en haut; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi a un plus grand péché."

  12 Dès lors Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs vociféraient, disant: "Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César: quiconque se fait roi, s'oppose à César." 

13 Pilate, entendant ces paroles, amena Jésus dehors et le fit asseoir au tribunal, en un lieu dit le Dallage, en hébreu Gabbatha. 

14 Or c'était la Préparation de la Pâque; c'était vers la sixième heure. Il dit aux Juifs: "Voici votre roi." 

15 Eux vociférèrent: "A mort! A mort! Crucifie-le!" Pilate leur dit: "Crucifierai-je votre roi?" Les grands prêtres répondirent: "Nous n'avons de roi que César!"

  16 Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. 

17 Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne -- ce qui se dit en hébreu Golgotha -- 

18 où ils le crucifièrent et avec lui deux autres: un de chaque côté et, au milieu, Jésus. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19 Pilate rédigea aussi un écriteau et le fit placer sur la croix. Il y était écrit: "Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs." cet écriteau, beaucoup de Juifs le lurent, car le lieu où Jésus fut mis en croix était proche de la ville, et c'était écrit en hébreu, en latin et en grec. 

19        Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate: "N'écris pas: Le roi des Juifs, mais: Cet homme a dit: Je suis le roi des Juifs."

 

22 Pilate répondit: "Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit."

 

23Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d'une pièce à partir du haut;  

 

24 ils se dirent donc entre eux: "Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura": afin que l'Ecriture fût accomplie: Ils se sont partagé mes habits,  et mon vêtement, ils l'ont tiré au sort.  Voilà ce que firent les soldats.

 

  25 Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. 

26 Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voici ton fils."

 27 Puis il dit au disciple: "Voici ta mère." Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit comme sienne.

  28 Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l'Ecriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit:   "J'ai soif."

  29 Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche. 

30 Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit: "C'est achevé"

 

 

et, inclinant la tête, il remit l'esprit.

 

 

 

 31 Comme c'était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat -- car ce sabbat était un grand jour- demandèrent à Pilate qu'on leur brisât les jambes et qu'on les enlevât.

 32 Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. 

33 Venus à Jésus, quand ils virent était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,

 34 mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l'eau. 

35 Celui qui a vu rend témoignage -- son témoignage est véritable, et celui-là sait qu'il dit vrai -- pour que vous aussi vous croyiez. 

 

 

 

 

 

 

36 Car cela est arrivé afin que l'Ecriture fût accomplie: Pas un os ne lui sera brisé.

 

 37 Et une autre Ecriture dit encore:  Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé.

 

 

 

 38 Après ces événements,  Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps. 

39 Nicodème -- celui qui précédemment était venu, de nuit, trouver Jésus -- vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, d'environ cent livres.

 40 Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de linges, avec les aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs. 

41 Or il y avait un jardin au lieu où il avait été crucifié, et, dans ce jardin, un tombeau neuf, dans lequel personne n'avait encore été mis. 

42 A cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la grande surprise du préfet, la foule répond: "A mort! A mort! Crucifie-le!" , Et Pilate reprend: "Me faut-il crucifier votre roi?" Les évangiles montrent, en effet, le Romain essayant à son tour d'influencer la foule; mais celui-ci n'a aucune chance. D'après le récit de Jean, les chefs juifs, en excitant la foule, vont même jusqu'à exercer un chantage à la fidélité à l'empereur. Le gouverneur, lui, va connaître l'humiliation. Il devra admettre, et ce ne sera pas la seule fois dans le temps de son administration, que la confrontation a tourné à son désavantage. Cette fois-ci, selon Jean, "c'était le jour de la préparation de la Pâque, vers la sixième heure." C'était peut-être le vendredi 7 avril de l'an 30, mais Pilate ne savait pas que l'enjeu de cette histoire dépassait, ô combien, son amour-propre et l'autorité de sa fonction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean semble vouloir réduire le rôle de Pilate dans la mise à mort de JESUS. Ce qui paraît évident à qui pense que JEAN désire que la mort de JESUS soit imputée aux seuls responsables religieux juifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré tout ce qu'on a dit dans le passé, aucun verdict de mort n'est décrété  contre JESUS. JUDAS a livré JESUS aux autorités juives (18, 2,5). Les autorités juives ont livré JESUS à PILATE (18,30). Pilate "livre" JESUS aux autorités juives. Son attitude n'est pas motivée par une quelconque pitié envers celui qu'il a devant lui. C'est une attitude purement politique : s'il libère JESUS, il risque une émeute fomentée contre ROME par les responsables du culte juif; mais il ne peut pas le condamner, car il n'a aucun motif juridique valable. JESUS va donc être mis à mort par les autorités juives, avec l'appui technique de ROME.

 

Du grec Stauros, la croix a été un instrument de supplice en usage dans le monde romain antique sur lequel on attachait les criminels pour les faire mourir. C'était selon Cicéron, le supplice romain le plus cruel et le plus honteux appliqué aux esclaves et aux non-citoyens en cas de révolte, de vol ou de meurtre, et aux citoyens en cas de haute trahison. Cette croix était constituée d'un pieu auquel on ajoutait pour le crucifiement ,une poutre transversale qui pouvait être appliquée au sommet du poteau formant la lettre T ou plus bas, dans une encoche formant le signe T. Selon Xavier Léon-Dufour dans son dictionnaire du nouveau testament (P. 191), le condamné devait porter la croix lui-même au lieu du supplice, après avoir subi la flagellation obligatoire. Le condamné était attaché avec des cordes à la croix, par les mains et les pieds, ou plus souvent cloué sur elle

À la fin du premier siècle av. J.-C., les Romains adoptèrent la crucifixion comme punition officielle pour les non-Romains, punition limitée à certaines transgressions. Au départ, ce n’était pas une méthode d’exécution, mais seulement une punition. De plus, seuls les esclaves convaincus de certains crimes étaient punis de crucifixion. Durant cette première période, une poutre de bois, connue comme la furca ou le patibulum, était placée sur la nuque de l’esclave et liée à ses bras.

Lorsque la procession arrivait sur le lieu d’exécution, un poteau vertical était planté dans le sol. Parfois la victime était simplement attachée à la croix avec des cordes. Dans ce cas, le patibulum ou barre transversale — auquel les bras de la victime étaient déjà attachés — était simplement fixé au poteau vertical ; les pieds du condamné étaient ensuite attachés au poteau par quelques tours de corde.

Si la victime était fixée par des clous, on l’étendait sur le sol, les épaules sur la barre transversale. Ses bras étaient tendus et cloués aux deux extrémités de cette barre, qui était ensuite élevée et fixée au sommet du poteau vertical. Les pieds de la victime étaient ensuite cloués au poteau vertical.

Afin de prolonger l’agonie, les bourreaux Romains avaient imaginé deux instruments pour garder la victime vivante sur la croix pendant une assez longue période de temps. L’un deux, le sedile, était une sorte de petit siège fixé sur le devant de la croix, à peu près à mi-hauteur. Il permettait de soutenir le corps du supplicié et peut expliquer l’expression ‘ s’asseoir sur la croix ’, utilisée par les Romains. Irénée et Justin le Martyr décrivent tous deux la croix de Jésus avec cinq extrémités au lieu de quatre. La cinquième était probablement le sedile. "

 Il y avait deux manières possibles de dresser le stauros. Le condamné pouvait être attaché à la croix posée à terre sur le lieu d’exécution, qui était ensuite dressée. D’un autre côté, il était probablement habituel de planter le poteau dans le sol avant l’exécution. La victime était attachée à la barre transversale, puis était hissé avec cette dernière et fixé au poteau vertical. Comme il s’agissait là de la manière la plus simple d’ériger la croix, et que le fait de devoir porter la barre transversale (patibulum) avait probablement un rapport avec la punition des esclaves, on peut considérer que l’exécution sur la crux commissa était la pratique normale. Ainsi, la croix ne devait pas avoir une hauteur supérieure à celle d’un homme. 

 

JEAN insiste sur le libellé de l'écriteau placé en haut du poteau, qui correspond ainsi à ce que JESUS représente pour la communauté des croyants, depuis la résurrection.

 

 

 

 

 

PILATE refuse de retirer l'inscription "JESUS DE NAZARETH ROI DES JUIFS", car, pour lui, c'est le seul motif légal de crucifiement. Ce que le Sanhédrin désire inscrire "Cet homme a dit qu'il était le Roi des Juif ", ne pourrait en effet qu'attirer des ennuis à PILATE, car on n'a pas le droit de condamner quelqu'un sans avoir établi les preuves formelles de sa culpabilité, et on n'exécute pas un fou sous prétexte qu'il prétend être Napoléon !

Et PILATE, maintenant ce qu'il a fait écrire,  devient comme un prophète qui révèle ainsi au monde entier qui est réellement JESUS.

 

 

 

 

 

 

Il s'agit bien d'une coutume courante : les bourreaux se partageaient les habits des condamnés. Mais il s'agit surtout, pour JEAN, de manifester qu'ainsi s'accomplit l'Ecriture ( Psaume 22 , 18-19  Je peux compter tous mes os, les gens me voient, ils me regardent; ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement).

 

 

La présence de la mère de JESUS auprès de son fils n'est signalée par JEAN qu'aux noces de Cana, et ici. C'est-à-dire, lorsque "mon heure n'est pas encore venue" (Jean 2), et lorsque "l'heure est venue" (Jean 13,1 – 17,1).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le texte grec laisse entendre qu'il ne s'agit pas tant de la fin d'une vie, que de l'accomplissement de l'Ecriture : Tout est accompli (Tetelesqai).

 

Le texte grec (paredwken to pneuma) peut se traduire par : Il livra l'Esprit. JEAN utilise ce même verbe pour signifier la "livraison" de JESUS par JUDAS aux JUIFS, par les JUIFS à PILATE, et par PILATE aux JUIFS.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint AUGUSTIN – 120° Traité sur saint JEAN : Dieu annonçait d'avance cet événement , en donnant à Noé l'ordre d'ouvrir, au flanc de l'arche, une porte par laquelle devaient entrer les animaux destinés à ne point périr sous les eaux du déluge; ces animaux préfiguraient l'Eglise. Voilà encore pourquoi la première femme a été tirée du côté d'Adam, pendant qu'il dormait ; voilà pourquoi elle a reçu le nom de vie et de mère des vivants. Même avant l'incalculable mal de sa prévarication, elle a été ainsi l'annonce d'un bien infini. Le second Adam, Jésus-Christ, ayant baissé la tête, s'est endormi sur la croix, pour qu'une épouse lui fût donnée, et, pendant son sommeil, cette épouse est sortie de son côté. O mort, qui fait revivre les morts ! Y a-t-il rien de plus pur que ce sang ? Quoi de meilleur pour guérir nos plaies?

 

Psaume 34, 20-21 : Malheur sur malheur pour le juste, mais de tous Yahvé le délivre; Yahvé garde tous ses os, pas un ne sera brisé.

 

 Zacharie 12, 10 :  Mais je répandrai sur la maison de David et sur l'habitant de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils regarderont vers moi. Celui qu'ils ont transpercé, ils se lamenteront sur lui comme on se lamente sur un fils unique; ils le pleureront comme on pleure un premier-né.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint AUGUSTIN – 120° Traité sur saint JEAN  : Comme dans le sein de la Vierge Marie, personne avant lui, personne après lui n'a été conçu, ainsi , personne avant lui comme personne après lui n'a été enseveli dans ce monument. «Comme c'était la veille du sabbat des Juifs, et que ce sépulcre était proche, ils y déposèrent Jésus». L'Evangéliste veut nous faire entendre qu'on se hâta d'ensevelir Jésus, afin de ne pas être surpris par le soir; car il n'était point alors permis de se livrer à une pareille occupation

 

 

 


SCHEMA ACTANTIEL

 

 

 

DESTINATEUR

OBJET

DESTINATAIRE

?

JESUS

JUIFS

 

 

 

 

peur

JUDAS

Les disciples

ADJUVANT

SUJET

OPPOSANT

 

 

 

DESTINATEUR

OBJET

DESTINATAIRE

?

JESUS

PILATE

 

 

 

 

peur de la foule

JUIFS

 

ADJUVANT

SUJET

OPPOSANT

 

 

 

DESTINATEUR

OBJET

DESTINATAIRE

?

JESUS

JUIFS

 

 

 

 

peur de sa hiérarchie

PILATE

PILATE

ADJUVANT

SUJET

OPPOSANT

 

 

 

DESTINATEUR

OBJET

DESTINATAIRE

?

corps de JESUS

NICODEME

 

 

 

 

peur des partisans de JESUS et du scandale, s'il ne remet pas le corps à un membre du Sanhédrin.

PILATE

Coutume de laisser

les corps en croix

ADJUVANT

SUJET

OPPOSANT

 

 

JESUS, dans ce schéma, est l'OBJET : il apparaît totalement passif (c'est peut-être pour cela qu'on nomme cette épreuve la "passion". Son seul désir serait de réaliser le désir de son Père.

 

Quant au Destinateur : s'il était JESUS lui-même, ou l'ETERNEL ? Celui qu'il nomme son "Père"… ?

 

 

 

 

 

 

LES RECITS de la PASSION

 

La PASSION : DIFFERENCES entre les REDACTEURS

 

 

Matthieu 26

Marc 14

Luc 22

Jean 18

26.47 Comme il parlait encore, voici, Judas, l'un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple.

26.48 Celui qui le livrait leur avait donné ce signe: Celui que je baiserai, c'est lui; saisissez-le.

26.49 Aussitôt, s'approchant de Jésus, il dit: Salut, Rabbi! Et il le baisa.

26.50 Jésus lui dit: Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent.

  43 Et aussitôt, comme il parlait encore, survient Judas, l'un des Douze, et avec lui une bande armée de glaives et de bâtons, venant de la part des grands prêtres, des scribes et des anciens.  44 Or, le traître leur avait donné ce signe convenu: "Celui à qui je donnerai un baiser, c'est lui; arrêtez-le et emmenez-le sous bonne garde."

 

 

  47 Tandis qu'il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l'un des Douze, qui s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser.  48 Mais Jésus lui dit: "Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme!"

 

 

18.1 Lorsqu'il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples.

18.2 Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples

s'y étaient souvent réunis.

18.3 Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu'envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.

18.4 Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança, et leur dit:

Qui cherchez-vous?

 

Luc 23

 

Jean 19

 

23.26 Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu'il la porte derrière Jésus.

23.27 Il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui.

19.16 Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent.

19.17 Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha.

 

Matthieu 27

Actes 1

27.3 Alors Judas, qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d'argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens,

27.4 en disant: J'ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent: Que nous importe? Cela te regarde

. 27.5 Judas jeta les pièces d'argent dans le temple, se retira, et alla se pendre.

27.6 Les principaux sacrificateurs les ramassèrent, et dirent: Il n'est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c'est le prix du sang.

27.7 Et, après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des étrangers

. 27.8 C'est pourquoi ce champ a été appelé champ du sang, jusqu'à ce jour.

1.18 Cet homme, ayant acquis un champ avec le salaire du crime, est tombé, s'est rompu par le milieu du corps, et toutes ses entrailles se sont répandues.

1.19 La chose a été si connue de tous les habitants de Jérusalem que ce champ a été appelé dans leur langue Hakeldama, c'est-à-dire, champ du sang

 

Matthieu 27

Marc 15

Luc 23

Jean 19

27.37 Pour indiquer le sujet de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête: Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs.

15.26 L'inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots: Le roi des Juifs.

23.38 Il y avait au-dessus de lui cette inscription: Celui-ci est le roi des Juifs.

19.19 Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de Nazareth, roi des Juifs.

 

 

Matthieu 27

Marc 15

Luc 23

 

27.44 Les brigands, crucifiés avec lui, l'insultaient de la même manière.

  29 Les passants l'injuriaient en hochant la tête et disant: "Hé! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,

30 sauve-toi toi-même en descendant de la croix!"  31 Pareillement les grands prêtres se gaussaient entre eux avec les scribes et disaient: "Il en a sauvé d'autres et il ne peut se sauver lui-même!  32 Que le Christ, le Roi d'Israël, descende maintenant de la croix, pour que nous voyions et que nous croyions!" Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l'outrageaient.

23.39 L'un des malfaiteurs crucifiés l'injuriait, disant: N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!

23.40 Mais l'autre le reprenait, et disait: Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation?

23.41 Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a rien fait de mal.

 

Matthieu 27

Marc 15

Luc 23

Jean 19

45 A partir de la sixième heure, l'obscurité se fit sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure.  46 Et vers la neuvième heure, Jésus clama en un grand cri: "Eli, Eli, lema sabachtani", c'est-à-dire: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"  47 Certains de ceux qui se tenaient là disaient en l'entendant: "Il appelle Elie, celui-ci!"

33 Quand il fut la sixième heure, l'obscurité se fit sur la terre entière jusqu'à la neuvième heure.  34 Et à la neuvième heure Jésus clama en un grand cri: "Elôï, Elôï, lema sabachthani", ce qui se traduit: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"

 

 

23.44 Il était déjà environ la sixième heure, et il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. 23.45 Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu.

23.46 Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.

19.14 C'était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs: Voici votre roi.

19.15 Mais ils s'écrièrent: Ote, ôte, crucifie-le! Pilate leur dit: Crucifierai-je votre roi? Les principaux sacrificateurs répondirent: Nous n'avons de roi que César.

 

 

Matthieu 27

Marc 15

Luc 23

Jean 19

  50 Or Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit.

 

  37 Or Jésus, jetant un grand cri, expira.

 

 

23.46 Jésus s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.

19.30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit

 

Matthieu 27

Marc 15

Luc 23

51 Et voilà que le voile du Sanctuaire

se déchira en deux, du haut en bas;

la terre trembla, les rochers se fendirent,  52 les tombeaux s'ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent:   53 ils  sortirent des  tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens.

38 Et le voile du Sanctuaire

se déchira en deux, du haut en bas.

 

 

 

 

44 Le voile du Sanctuaire

se déchira par le milieu

 

 

 

 

Matthieu 27

Marc 15

Luc 23

54 Quant au centurion et aux hommes qui avec lui gardaient Jésus, à la vue du séisme et de ce qui se passait, ils furent saisis d'une grande frayeur et dirent: "Vraiment celui-ci était fils de Dieu!"

39 Voyant qu'il avait ainsi expiré, le centurion, qui se tenait en face de lui, s'écria: "Vraiment cet homme était fils de Dieu!"

 

 

46 Voyant ce qui était arrivé, le centenier glorifiait Dieu, en disant: "Sûrement, cet homme était un juste!"

 

 

 

 

 

La PASSION dans les quatre RECITS évangéliques

 

Matthieu

Marc

Luc

Jean

36.              Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m'éloignerai pour prier.

37.              Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses.

38.              Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez avec moi.

39.              Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

40.              Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi !

41.               Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible.

42.              Il s'éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite !

43.              Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis.

44.              Il les quitta, et, s'éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.

45.               Puis il alla vers ses disciples, et leur dit : Vous dormez maintenant, et vous vous reposez ! Voici, l'heure est proche, et le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs.

46.              Levez-vous, allons; voici, celui qui me livre s'approche.

32.              Ils allèrent ensuite dans un lieu appelé Gethsémani, et Jésus dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je prierai.

33.              Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à éprouver de la frayeur et des angoisses.

34.              Il leur dit : Mon âme est triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez.

35.               Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta contre terre, et pria que, s'il était possible, cette heure s'éloignât de lui.

36.              Il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

37.              Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre : Simon, tu dors ! Tu n'as pu veiller une heure !

38.              Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible.

39.              Il s'éloigna de nouveau, et fit la même prière.

40.              Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis. Ils ne surent que lui répondre.

41.               Il revint pour la troisième fois, et leur dit : Dormez maintenant, et reposez-vous ! C'est assez ! L'heure est venue; voici, le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs.

42.              Levez-vous, allons; voici, celui qui me livre s'approche.

39.              Après être sorti, il alla, selon sa coutume, à la montagne des oliviers. Ses disciples le suivirent.

40.              Lorsqu'il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit : Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation.

41.               Puis il s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et, s'étant mis à genoux, il pria,

42.              disant : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43.              Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

44.              Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

45.               Après avoir prié, il se leva, et vint vers les disciples, qu'il trouva endormis de tristesse,

46.              et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation.

1.                   Lorsqu'il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples.

Matthieu 26 : 47

47.              Comme il parlait encore, voici, Judas, l'un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple.

48.              Celui qui le livrait leur avait donné ce signe : Celui que je baiserai, c'est lui; saisissez-le.

49.              Aussitôt, s'approchant de Jésus, il dit : Salut, Rabbi ! Et il le baisa.

50.               Jésus lui dit : Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent.

51.               Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille.

52.               Alors Jésus lui dit : Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée.

53.               Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges ?

54.               Comment donc s'accompliraient les Écritures, d'après lesquelles il doit en être ainsi ?

55.               En ce moment, Jésus dit à la foule : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J'étais tous les jours assis parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m'avez pas saisi.

56.               Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes fussent accomplis. Alors tous les disciples l'abandonnèrent, et prirent la fuite.

Marc 14 : 43

43.              Et aussitôt, comme il parlait encore, arriva Judas l'un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs, par les scribes et par les anciens.

Luc 22 : 47

47.              Comme il parlait encore, voici, une foule arriva; et celui qui s'appelait Judas, l'un des douze, marchait devant elle. Il s'approcha de Jésus, pour le baiser.

48.              Et Jésus lui dit : Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme !

49.              Ceux qui étaient avec Jésus, voyant ce qui allait arriver, dirent : Seigneur, frapperons-nous de l'épée ?

50.               Et l'un d'eux frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille droite.

51.               Mais Jésus, prenant la parole, dit : Laissez, arrêtez ! Et, ayant touché l'oreille de cet homme, il le guérit.

52.               Jésus dit ensuite aux principaux sacrificateurs, aux chefs des gardes du temple, et aux anciens, qui étaient venus contre lui : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons.

53.               J'étais tous les jours avec vous dans le temple, et vous n'avez pas mis la main sur moi. Mais c'est ici votre heure, et la puissance des ténèbres.

Jean 18 : 2

2.                  Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s'y étaient souvent réunis.

3.                  Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu'envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes.

4.                  Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ?

5.                   Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C'est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux.

6.                  Lorsque Jésus leur eut dit : C'est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre.

7.                  Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth.

8.                  Jésus répondit : Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci.

9.                  Il dit cela, afin que s'accomplît la parole qu'il avait dite : Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés.

10.               Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l'oreille droite. Ce serviteur s'appelait Malchus.

11.               Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée à boire ?

12.               La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent.

13.               Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là.

14.               Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple.

Jean 18 : 19

19.               Le souverain sacrificateur interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.

20.              Jésus lui répondit : J'ai parlé ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret.

21.               Pourquoi m'interroges-tu ? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m'ont entendu; voici, ceux-là savent ce que j'ai dit.

22.              A ces mots, un des huissiers, qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : Est-ce ainsi que tu réponds au souverain sacrificateur ?

23.              Jésus lui dit : Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?

24.              Anne l'envoya lié à Caïphe, le souverain sacrificateur.

Matthieu 26 : 57

57.               Ceux qui avaient saisi Jésus l'emmenèrent chez le souverain sacrificateur Caïphe, où les scribes et les anciens étaient assemblés.

Marc 14 : 53

53.               Ils emmenèrent Jésus chez le souverain sacrificateur, où s'assemblèrent tous les principaux sacrificateurs, les anciens et les scribes.

Luc 22 : 54

54.               Après avoir saisi Jésus, ils l'emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Pierre suivait de loin.

55.               Ils allumèrent du feu au milieu de la cour, et ils s'assirent. Pierre s'assit parmi eux.

 

Matthieu 26 : 59

59.               Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque faux témoignage contre Jésus, suffisant pour le faire mourir.

60.              Mais ils n'en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, il en vint deux,

61.               (26 : 60) qui dirent : (26 : 61) Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours.

62.              Le souverain sacrificateur se leva, et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu'est-ce que ces hommes déposent contre toi ?

63.              Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.

64.              Jésus lui répondit : Tu l'as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel.

65.               Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d'entendre son blasphème.

66.              (26 : 65) Que vous en semble ? (26 : 66) Ils répondirent : Il mérite la mort.

67.              Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets

68.              (26 : 67) en disant : (26 : 68) Christ, prophétise; dis-nous qui t'a frappé.

Marc 14 : 55

55.               Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus, pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point;

56.               car plusieurs rendaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne s'accordaient pas.

57.               Quelques-uns se levèrent, et portèrent un faux témoignage contre lui, disant :

58.               Nous l'avons entendu dire : Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme.

59.               Même sur ce point-là leur témoignage ne s'accordait pas.

60.              Alors le souverain sacrificateur, se levant au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus, et dit : Ne réponds-tu rien ? Qu'est-ce que ces gens déposent contre toi ?

61.               Jésus garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l'interrogea de nouveau, et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ?

62.              Jésus répondit : Je le suis. Et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel.

63.              Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, et dit : Qu'avons-nous encore besoin de témoins ?

64.              Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble ? Tous le condamnèrent comme méritant la mort.

65.               Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui voiler le visage et à le frapper à coups de poing, en lui disant : Devine ! Et les serviteurs le reçurent en lui donnant des soufflets.

Luc 22 : 63

63.              Les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui, et le frappaient.

64.              Ils lui voilèrent le visage, et ils l'interrogeaient, en disant : Devine qui t'a frappé.

65.               Et ils proféraient contre lui beaucoup d'autres injures.

 

Matthieu 26 : 58

58.               Pierre le suivit de loin jusqu'à la cour du souverain sacrificateur, y entra, et s'assit avec les serviteurs, pour voir comment cela finirait.

Marc 14 : 54

54.               Pierre le suivit de loin jusque dans l'intérieur de la cour du souverain sacrificateur; il s'assit avec les serviteurs, et il se chauffait près du feu.

 

 

Matthieu 26 : 69

69.              Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen.

70.              Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire.

71.               Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth.

72.              Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme.

73.              Peu après, ceux qui étaient là, s'étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître.

74.              Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta.

75.               Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement.

Marc 14 : 66

66.              Pendant que Pierre était en bas dans la cour, il vint une des servantes du souverain sacrificateur.

67.              Voyant Pierre qui se chauffait, elle le regarda, et lui dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth.

68.              Il le nia, disant : Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Puis il sortit pour aller dans le vestibule. Et le coq chanta.

69.              La servante, l'ayant vu, se mit de nouveau à dire à ceux qui étaient présents : Celui-ci est de ces gens-là.

70.              (14 : 69) Et il le nia de nouveau. (14 : 70) Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen.

71.               Alors il commença à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez.

72.              Aussitôt, pour la seconde fois, le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y réfléchissant, il pleurait.

Luc 22 : 56

56.               Une servante, qui le vit assis devant le feu, fixa sur lui les regards, et dit : Cet homme était aussi avec lui.

57.               Mais il le nia disant : Femme, je ne le connais pas.

58.               Peu après, un autre, l'ayant vu, dit : Tu es aussi de ces gens-là. Et Pierre dit : Homme, je n'en suis pas.

59.               Environ une heure plus tard, un autre insistait, disant : Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est Galiléen.

60.              Pierre répondit : Homme, je ne sais ce que tu dis. Au même instant, comme il parlait encore, le coq chanta.

61.               Le Seigneur, s'étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd'hui, tu me renieras trois fois.

62.              Et étant sorti, il pleura amèrement.

Jean 18 : 15

15.               Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur;

16.               mais Pierre resta dehors près de la porte. L'autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre.

17.               Alors la servante, la portière, dit à Pierre : Toi aussi, n'es-tu pas des disciples de cet homme ? Il dit : Je n'en suis point.

18.               Les serviteurs et les huissiers, qui étaient là, avaient allumé un brasier, car il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait avec eux, et se chauffait.

  19 Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. 

20 Jésus lui répondit: "C'est au grand jour que j'ai parlé au monde, j'ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple où tous les Juifs s'assemblent et je n'ai rien dit en secret. 

21 Pourquoi m'interroges-tu? Demande à ceux qui ont entendu ce que je leur ai enseigné; eux, ils savent ce que j'ai dit." 

22 A ces mots, l'un des gardes, qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant: "C'est ainsi que tu réponds  au grand prêtre?" 

23 Jésus lui répondit: "Si j'ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal; mais  si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?"

  24 Anne l'envoya alors, toujours lié, au grand prêtre, Caïphe.

 25 Or Simon-Pierre se tenait  là et se chauffait. Ils lui dirent: "N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples?" Lui le nia et dit: "Je n'en suis pas."  26 Un des serviteurs du grand prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait tranché l'oreille, dit: "Ne t'ai-je pas vu dans le jardin avec lui?" 

27 De nouveau Pierre nia, et aussitôt un coq chanta.

 

Matthieu 27 : 1

1.                   Dès que le matin fut venu, tous les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus, pour le faire mourir.

Marc 15 : 1

1.                   Dès le matin, les principaux sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l'emmenèrent, et le livrèrent à Pilate.

Luc 22 : 66

66.              Quand le jour fut venu, le collège des anciens du peuple, les principaux sacrificateurs et les scribes, s'assemblèrent, et firent amener Jésus dans leur sanhédrin. (22 : 67) Ils dirent :

67.              Si tu es le Christ, dis-le nous. Jésus leur répondit : Si je vous le dis, vous ne le croirez pas;

68.              et, si je vous interroge, vous ne répondrez pas.

69.              Désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu.

70.              Tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur répondit : Vous le dites, je le suis.

71.               Alors ils dirent : Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Nous l'avons entendu nous-mêmes de sa bouche.

 

Matthieu 27 : 2

2.                  Après l'avoir lié, ils l'emmenèrent, et le livrèrent à Ponce Pilate, le gouverneur.

Matthieu 27 : 11

11.               Jésus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l'interrogea, en ces termes : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis.

12.               Mais il ne répondit rien aux accusations des principaux sacrificateurs et des anciens.

13.               Alors Pilate lui dit : N'entends-tu pas de combien de choses ils t'accusent ?

14.               Et Jésus ne lui donna de réponse sur aucune parole, ce qui étonna beaucoup le gouverneur.

Marc 15 : 1

1.                   Dès le matin, les principaux sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l'emmenèrent, et le livrèrent à Pilate.

2.                  Pilate l'interrogea : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis.

3.                  Les principaux sacrificateurs portaient contre lui plusieurs accusations.

4.                  Pilate l'interrogea de nouveau : Ne réponds-tu rien ? Vois de combien de choses ils t'accusent.

5.                   Et Jésus ne fit plus aucune réponse, ce qui étonna Pilate.

Luc 23 : 1

1.                   Ils se levèrent tous, et ils conduisirent Jésus devant Pilate.

2.                  Ils se mirent à l'accuser, disant : Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César, et se disant lui-même Christ, roi.

3.                  Pilate l'interrogea, en ces termes : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis.

4.                  Pilate dit aux principaux sacrificateurs et à la foule : Je ne trouve rien de coupable en cet homme.

5.                   Mais ils insistèrent, et dirent : Il soulève le peuple, en enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu'ici.

Jean 18 : 28

28.              Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c'était le matin. Ils n'entrèrent point eux-mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque.

29.              Pilate sortit donc pour aller à eux, et il dit : Quelle accusation portez-vous contre cet homme ?

30.              Ils lui répondirent : Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré.

  31 Pilate leur dit: "Prenez-le, vous, et jugez-le selon votre Loi." Les Juifs lui dirent: "Il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à mort": 

32 afin que s'accomplît la parole qu'avait dite Jésus, signifiant de quelle mort il devait mourir.

  33 Alors Pilate entra de nouveau dans le prétoire; il appela Jésus et dit: "Tu es le roi des Juifs?" 

34 Jésus répondit: "Dis-tu cela de toi-même ou d'autres te l'ont-ils dit de moi?"  35 Pilate répondit: "Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait?" 

36 Jésus répondit:  "Mon royaume n'est pas de ce monde.   Si mon royaume était de ce monde,   mes gens auraient combattu   pour que je ne sois pas livré aux Juifs.  Mais mon royaume n'est pas d'ici."

  37 Pilate lui dit: "Donc tu es roi?" Jésus répondit: "Tu le dis: je suis roi. Je ne suis né,   et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix."

  38 Pilate lui dit: "Qu'est-ce que la vérité?" Et, sur ce mot, il sortit de nouveau et alla vers les Juifs. Et il leur dit: "Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. 

 

 

 

Luc 23 : 6

6.                  Quand Pilate entendit parler de la Galilée, il demanda si cet homme était Galiléen;

7.                  et, ayant appris qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya à Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là.

8.                  Lorsque Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie; car depuis longtemps, il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait entendu dire de lui, et il espérait qu'il le verrait faire quelque miracle.

9.                  Il lui adressa beaucoup de questions; mais Jésus ne lui répondit rien.

10.               Les principaux sacrificateurs et les scribes étaient là, et l'accusaient avec violence.

11.               Hérode, avec ses gardes, le traita avec mépris; et, après s'être moqué de lui et l'avoir revêtu d'un habit éclatant, il le renvoya à Pilate.

12.               Ce jour même, Pilate et Hérode devinrent amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.

 

Matthieu 27 : 15

15.               A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que demandait la foule.

16.               Ils avaient alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas.

17.               Comme ils étaient assemblés, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus, qu'on appelle Christ ?

18.               Car il savait que c'était par envie qu'ils avaient livré Jésus.

19.               Pendant qu'il était assis sur le tribunal, sa femme lui fit dire : Qu'il n'y ait rien entre toi et ce juste; car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui.

20.              Les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent à la foule de demander Barabbas, et de faire périr Jésus.

21.               Le gouverneur prenant la parole, leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? Ils répondirent : Barabbas.

22.              Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qu'on appelle Christ ? Tous répondirent : Qu'il soit crucifié !

23.              Le gouverneur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Qu'il soit crucifié !

24.              Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde.

25.               Et tout le peuple répondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !

26.              Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

Marc 15 : 6

6.                  A chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que demandait la foule.

7.                  Il y avait en prison un nommé Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu'ils avaient commis dans une sédition.

8.                  La foule, étant montée, se mit à demander ce qu'il avait coutume de leur accorder.

9.                  Pilate leur répondit : Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?

10.               Car il savait que c'était par envie que les principaux sacrificateurs l'avaient livré.

11.               Mais les chefs des sacrificateurs excitèrent la foule, afin que Pilate leur relâchât plutôt Barabbas.

12.               Pilate, reprenant la parole, leur dit : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ?

13.               Ils crièrent de nouveau : Crucifie-le !

14.               Pilate leur dit : Quel mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Crucifie-le !

15.               Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

Luc 23 : 13

13.               Pilate, ayant assemblé les principaux sacrificateurs, les magistrats, et le peuple,

14.               (23 : 13) leur dit : (23 : 14) Vous m'avez amené cet homme comme excitant le peuple à la révolte. Et voici, je l'ai interrogé devant vous, et je ne l'ai trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez;

15.               Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé, et voici, cet homme n'a rien fait qui soit digne de mort.

16.               Je le relâcherai donc, après l'avoir fait battre de verges.

17.               A chaque fête, il était obligé de leur relâcher un prisonnier.

18.               Ils s'écrièrent tous ensemble : Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas.

19.               Cet homme avait été mis en prison pour une sédition qui avait eu lieu dans la ville, et pour un meurtre.

20.              Pilate leur parla de nouveau, dans l'intention de relâcher Jésus.

21.               Et ils crièrent : Crucifie, crucifie-le !

22.              Pilate leur dit pour la troisième fois : Quel mal a-t-il fait ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l'avoir fait battre de verges.

23.              Mais ils insistèrent à grands cris, demandant qu'il fût crucifié. Et leurs cris l'emportèrent :

24.              Pilate prononça que ce qu'ils demandaient serait fait.

25.               Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, et qu'ils réclamaient; et il livra Jésus à leur volonté.

Jean 18 : 39

39.              Mais, comme c'est parmi vous une coutume que je vous relâche quelqu'un à la fête de Pâque, voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?

40.              Alors de nouveau tous s'écrièrent : Non pas lui, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand.

Matthieu 27 : 26

26.              Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

27.              Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte.

28.              Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d'un manteau écarlate.

29.              Ils tressèrent une couronne d'épines, qu'ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s'agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs !

30.              Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête.

Marc 15 : 15

15.               Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

16.               Les soldats conduisirent Jésus dans l'intérieur de la cour, c'est-à-dire, dans le prétoire, et ils assemblèrent toute la cohorte.

17.               Ils le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une couronne d'épines, qu'ils avaient tressée.

18.               Puis ils se mirent à le saluer : Salut, roi des Juifs !

19.               Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et, fléchissant les genoux, ils se prosternaient devant lui.

 

Jean 19 : 1

1.                   Alors Pilate prit Jésus, et le fit battre de verges.

2.                  Les soldats tressèrent une couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre; puis, s'approchant de lui,

3.                  ils disaient : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui donnaient des soufflets.

4.                  Pilate sortit de nouveau, et dit aux Juifs : Voici, je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime.

5.                   Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l'homme.

6.                  Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s'écrièrent : Crucifie ! crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve point de crime en lui.

7.                  Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu.

8.                  Quand Pilate entendit cette parole, sa frayeur augmenta.

9.                  Il rentra dans le prétoire, et il dit à Jésus : D'où es-tu ? Mais Jésus ne lui donna point de réponse.

10.               Pilate lui dit : Est-ce à moi que tu ne parles pas ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te crucifier, et que j'ai le pouvoir de te relâcher ?

11.               Jésus répondit : Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché.

12.               Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient : Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare contre César.

13.               Pilate, ayant entendu ces paroles, amena Jésus dehors; et il s'assit sur le tribunal, au lieu appelé le Pavé, et en hébreu Gabbatha.

14.               C'était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : Voici votre roi.

15.               Mais ils s'écrièrent : Ote, ôte, crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n'avons de roi que César.

16.               Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent.

Matthieu 27 : 3

3.                  Alors Judas, qui l'avait livré, voyant qu'il était condamné, se repentit, et rapporta les trente pièces d'argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens,

4.                  en disant : J'ai péché, en livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde.

5.                   Judas jeta les pièces d'argent dans le temple, se retira, et alla se pendre.

6.                  Les principaux sacrificateurs les ramassèrent, et dirent : Il n'est pas permis de les mettre dans le trésor sacré, puisque c'est le prix du sang.

7.                  Et, après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour la sépulture des étrangers.