Contre la VIOLENCE : DIEU-TRINITE
(Homélie
pour le dimanche de la Trinité – année A – 18 mai 2008)
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils
unique :
ainsi
tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans
le monde, non pas pour juger le monde,
mais
pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe
au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé,
parce
qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Jean 3,
16-18
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D |
ans son ouvrage intitulé "Le prix du monothéisme",
édité en 2007, l'auteur, Jan ASSMANN fonde le monothéisme sur ce qu'il nomme
"la distinction mosaïque", qu'il explicite ainsi : la
caractéristique principale du monothéisme biblique attribué à Moïse n’est pas
la croyance en un seul Dieu mais la distinction faite entre ce qui est vrai et
ce qui est faux dans la religion. Une distinction qui n’existait guère dans les
religions polythéistes de l’Antiquité. Où les dieux ne représentaient rien
d’autre que différents aspects du cosmos, de la nature, et qu’il y avait des
correspondances entre les dieux des différents peuples, des différentes
cultures. Selon ASSMANN, la distinction mosaïque introduit un nouveau
type de vérité : la vérité absolue, révélée, vérité métaphysique ou vérité de
croyance.
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I |
l est malheureusement
bien vrai que les religions monothéistes, fondées sur l'existence d'un Dieu
unique, qui est non seulement unique, mais surtout seul vrai, portent en elles
le germe de l'intolérance, et, par voie de conséquence, de la violence. Les
Livres dits "historiques" de
l'Ancien Testament relatent la conquête d'une Terre par un Peuple en armes, qui
a la conviction qu'il est le seul Peuple choisi par le seul Dieu, seul unique
et seul vrai, qui lui donne cette terre, à charge pour lui de la conquérir.
L'histoire de l'Eglise catholique, à partir de l'année 393, qui marque
l'officialisation du Christianisme comme religion officielle de l’état romain,
est faite elle aussi d'actes de violence : croisades, guerres de religions,
antisémitisme, conversions et baptêmes forcés. Quant à l'Islam, chaque jour
nous apporte la preuve qu'il obéit à la même règle.
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N |
éanmoins,
je pose un bémol. Ou, si vous préférez, je tempère mon propos. Car je suis
chrétien, disciple de Jésus, le Christ. Et je constate que Jésus de Nazareth a
introduit une rupture radicale. Je constate que le Nouveau Testament relate la
vie, les faits et les actes d'un homme qui s'est présenté en Envoyé de Dieu, et
qui néanmoins, a toujours refusé d'employer la violence, même lorsqu'il fut
tenté de le faire. Et qui a été mis à mort, victime de la violence des autres.
Et je constate encore que cet homme, Jésus de Nazareth, prétendait être animé
de l'Esprit de Celui qu'il nommait "Mon Père", et qui, pour lui,
n'était pas, comme pour les Parisiens de son époque, le Dieu de la Loi, de la
violence et de la vengeance. Et, après lui, lorsque ceux et celles qui vécurent
selon son exemple parlèrent du Dieu unique, ce fut pour affirmer que ce Dieu
est à la fois Père, Fils et Esprit. Dieu unique. Dieu Trinité. Et c'est la
grande différence entre la conception du monothéisme traditionnel, et celle du
Dieu de Jésus-Christ.
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E |
coutons ce que disait Blaise PASCAL, au 17° siècle: Il faut
donc tendre uniquement à connaître Jésus-Christ, puisque c’est par lui seul que
nous pouvons prétendre connaître Dieu d’une manière qui nous soit utile. C’est
lui qui est le vrai Dieu des hommes, c’est-à-dire des misérables, et des
pécheurs. Il est le centre de tout, et l’objet de tout ; et qui ne le
connaît pas, ne connaît rien dans l’ordre du monde, ni dans soi même. Car non
seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ, mais nous ne nous
connaissons nous mêmes que par Jésus-Christ…. nous ne connaissons la vie, la
mort que par Jésus-Christ. Hors de Jésus Christ. nous ne savons ce que c'est ni
que notre vie, ni que notre mort, ni que Dieu, ni que nous-mêmes.
Ainsi sans l'Écriture qui n'a que Jésus Christ. pour objet, nous ne connaissons rien, et ne voyons qu'obscurité et confusion dans la nature de Dieu et dans la propre nature.
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D |
ire
de Dieu qu'il est Trinité, ce n'est pas nier qu'il est unique, et affirmer qu'il est multiple. Dire de Dieu
qu'il est Trinité, c'est reconnaître qu'il y a plusieurs manières pour Lui de
se manifester à nous. En nous, individus et communautés, il est Esprit. Pour
nous, Jésus est sa manifestation visible la plus achevée. Avant nous, il est
Père de l'ensemble de l'Humanité. ..
…
Mais ce que Dieu est en soi, personne ne peut rien en dire. Personne ne doit
rien en dire. Car personne ne sait rien.
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D |
ire
de Dieu qu'il est Trinité, c'est dire que l'unité en Dieu n'est pas un principe
philosophique, comme un axiome mathématique, auquel on doit adhérer sans trop
chercher à comprendre.
Dire
de Dieu qu'il est Trinité, c'est dire que l'unité en Dieu est la fusion du
Père, du Fils et de l'Esprit, qui sont les trois aspects (les Anciens disaient
en grec : hypostases) sous lesquels il se manifeste. Ce que Jean l'évangéliste
résume en affirmant : Dieu est Charité !, que nous traduisons par "Dieu
est Amour" !
Dire
que Dieu est Trinité, c'est d'un seul coup désarmer la violence qui divise et
vise à anéantir, et affirmer la Charité qui construit et cherche à réunir.
Dire
que Dieu est Trinité, c'est rompre avec les siècles de collusion entre l'Eglise
et l'Etat, où ne fut connu que le Dieu unique, sur le modèle de l'Unique
Souverain, Monarque absolu.
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C |
'est
en ce Dieu-Trinité qu'il faut avoir confiance. C'est notre confiance en ce
Dieu-là qu'il faut transmettre, en paroles et en actes.
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I |
l
est grand temps pour nous autres, Chrétiens mes frères et mes sœurs, de
réaliser que notre Dieu est Trinité.
Jean-Paul BOULAND
Par Paul
BRETTEVILLE
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Horizontalement 1- Qui a rapport à la Trinité 2- Trouvent quelquefois 3- Ethnie du Nigeria –
Exclamation de surprise – Commence à naître 4- Un continent en désordre 5- Il n'en est qu'un en Dieu –
Prit le poids 6- Possessif inversé – C'est
ainsi que les disciples nommaient Jésus 7- Préfixe qui raccourcit les
jupes – Fin d'infinitif – Bande d'étoffe 8- En Bourgogne – Marie de
Magdala ne l'était pas au matin du troisième jour. 9- Personnel – Trois sur cinq
– Champion 10- Un curieux engin – Ne
lésinent pas sur les moyens 11- Etayent les tranchées et
les galeries des mines |
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Verticalement
1- Ce n'est pas ainsi qu'on
définit la Trinité – Une vertu louable 2- Les Anabaptistes le font 3- Les Orthodoxes y voient une
présence sacrée. – Fin d'infinitif 4- Les consonnes de Yannick –
Cette habitation est celle d'un seul homme. 5- Finie à la fin – S'occupa longtemps de l'atome -
Atomes |
6- C'est le rang de l'Esprit
dans la Trinité 7- Accompagne le serpolet chez
La Fontaine – Le haut du trône – Article arabe 8- Exclamation inversée –
Début de présence – Guide le train 9- On ne la connaît plus –
Pompes américaines 10- Grande école – Article –
Préposition 11- Grande déclamation –
117 chez Jean Bruce |
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