Homélie pour le 4° dimanche de l'Avent – Année B – 4 Décembre 2011

 

Le MESSAGE

 

L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,

et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.

Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ;

le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;

il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit :

« L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ;

c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.

Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse

et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.

Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »
Alors l'ange la quitta.

Luc 1, 26-38

 

Ce jour-là, seule en sa maison,

Marie entendit

Elle entendit clairement

Elle entendit distinctement

C'était comme une voix

Une voix d'ailleurs

Une voix d'outre-monde,

Une voix d'En Haut

Comme une voix céleste

Une voix claire

Une voix juste

Une voix qui parlait dans sa langue

Dans sa langue à elle

Dans la langue de sa mère

Et dans la langue de son père

Dans sa langue maternelle

Et dans sa langue paternelle

 

Il n'y avait personne

Avec elle dans la maison.

Personne n'était là

Pour être témoin de l'événement

Quelqu'un parlait-il ?

Quelqu'un ne parlait-il pas ?

Elle n'aurait pu le dire

Mais elle entendit clairement

Elle entendit distinctement

Elle entendit nettement

Sans bien comprendre

Ce qu'au fond d'elle-même elle craignait d' entendre

Sans pouvoir comprendre.

C'était trop extraordinaire

Sans vouloir comprendre

Car cette nouvelle allait bouleverser toute sa vie

Comme elle bouleverserait la vie de millions et de millions d'humains

Puis elle comprit tout d'un coup

Dans une fulguration subite

Dans une illumination foudroyante

Dans un éclair sidérant

Que l'enfant qu'elle portait en elle

Serait Signe de l'Eternel

Parole de l'Eternel

Porte-Parole de l'Eternel

Que l'enfant qu'elle portait en elle

Serait Celui par qui les mondes avaient été créés.

 

Elle comprit clairement, en une infime fraction de seconde,

Et cette infime fraction de seconde

Allait changer le cours de l'Histoire du monde.

 

Et Marie se confia à Joseph.

Et Joseph comprit la Nouvelle.

Déjà, il aimait l’enfant que Marie portait en elle.

L’enfant de l’un et de l’autre.

L’enfant déjà chéri par l’un et par l’autre.

Leur enfant.

Et de tous leurs enfants, le préféré

Comme s’il était unique.

Celui qu’on nommerait

Le Verbe de Dieu

"Au commencement était le Verbe…

Et le Verbe s'est fait chair.."

Fils de l’Eternel

Fils de l’Homme

Messie

Christ.

"Icône du Dieu invisible,

Premier-né de toute créature"

Premier-né d'entre les morts.

Celui dont toutes les générations

De toutes les Nations

De tous les Pays

De tous les Peuples

De tous les âges

Allaient raconter l’histoire

Et transmettre le Message

 

Jusqu’aux extrémités de toute la terre

Jusqu’à notre temps

Jusqu’aujourd’hui

Jusqu’à nous.

Et nous avons mission

Après beaucoup d'autres

Comme beaucoup d'autres

Avec beaucoup d'autres

D'être témoins de la vérité de ce message

De la beauté de ce message

De l'universalité de ce message

De vivre ce message.

 

Nous sommes les "anges"

Nous portons en nous un Message à transmettre !

Christ est ressuscité !

La Vie est belle !

 

 

Jean-Paul BOULAND